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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 18:47

Palestiniens et « colons » ont manifesté mardi à l’entrée du village palestinien de Beit Fajjar où une mosquée a été saccagée lundi matin par des juifs extrémistes.

 

Entre deux rounds de négociations stériles entre les dirigeants israéliens et palestiniens, j’ai eu la chance de participer mardi à une manifestation conjointe de Palestiniens et d’habitants du Gush Etzion contre la profanation d’une mosquée.

Profaner un lieu de prière en brulant des livres du Coran est un acte tellement infâme que je n’ai pas besoin de revenir sur cet incident, le troisième cette année commis par des juifs.

Les inscriptions en hébreu sur les murs de la mosquée, les témoins ayant vu des hommes portant la kippa sortant du village en voiture après que l’incendie se soit déclaré ne laissent malheureusement aucun doute sur l’identité des criminels.

Six rabbins, dont le rabbin Aaron Lichtenstein, l’une des figures les plus importantes du sionisme religieux se sont rendus mardi à la mosquée pour y apporter des Corans et se recueillir sur le site.

Puis, les membres du mouvement pacifiste Eretz Shalom (Une terre de paix), habitants du Gush Etzion et Palestiniens se sont retrouvés à l’entrée de Beit Fajjar pour affirmer leur colère contre les vandales et leur désir de vivre en bon voisinage.

Devant les regards étonnés des Palestiniens et des Juifs de la région peu habitués aux contacts entre les deux populations, les manifestants, moins d’une cinquantaine déplient des banderoles, sur lesquels on peut lire en hébreu et en arabe  « Ici nous voulons vivre dans le respect mutuel » et « Shalom est le nom de dieu en raba et en hébreu ».

Nahum Patchénik, qui a grandi à Beit El et vit aujourd’hui dans le Gush Etzion prend un mégaphone et affirme « Juifs et musulmans, Arabes et Israéliens, nous sommes tous les fils d’Abraham…nous devons renoncer à nos rêves et affronter la réalité pour pouvoir vivre ensemble sur cette terre sacrée ».

Il est suivi par Abed Faraj Allah, venu d’un village voisin qui en hébreu puis en arabe, appelle de ses vœux « une véritable paix qui nous permettra de vivre en bon voisinage à Tel Aviv et à Hébron ».

Le rabbin Menahem Frouman, de Tekoa, chante du dialogue interreligieux embrasse son ami le Cheikh Ibrahim, le poète Eliaz Cohen évoque avec Abed la création d’un état binational et les photographes mitraillent la scène de leurs flashs.

« Peut-être que nos enfants verront les fruits de ce que nous sommes en train de semer en ce moment », me confie Eliaz, déçu du nombre restreint de participants mais gardant une note d’optimisme.

A quelques dizaines de mètres, s’élève le supermarché Rami Levy ou depuis sa récente ouverture, les habitants juifs et palestiniens de la région se côtoient au quotidien pour faire leurs courses.

L’avenir de la région se joue ici, sur le terrain, pas sur la pelouse de la Maison Blanche…

 

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 15:25

Netanyahou ne doit pas repousser l’offre d’Obama et doit accepter de poursuivre le gel de la construction

 

Selon la presse, le président américain Barack Obama aurait proposé à Israël de reprendre le gel de la construction en Judée-Samarie pour deux mois, en échange de promesses sécuritaires américaines, notamment l’assurance d’une présence israélienne le long de la frontière jordanienne en cas d’accord de paix et le veto américain à une déclaration unilatérale palestinienne de création d’un état.  

La moitié des ministres du gouvernement sont opposés à toute concession sur cette question, certains évoquant le « chantage » palestinien ou le « diktat » américain.

Peu de temps après son élection, Obama avait clairement montré sa proximité avec le monde arabe inquiétant Israël qui voyait son principal allié s’éloigner de la politique pro-israélienne de l’administration américaine.

Après la période de dix mois de moratoire sur le gel, Barack Obama qui a salué le courage de Netanyahou pour avoir entamé des négociations directes avec les Palestiniens, propose des garanties politiques et sécuritaires inespérées, il y a quelques mois encore.

Le refus de Netanyahou ne serait pas seulement un affront pour Obama mais une erreur stratégique.

L’avenir de l’Etat d’Israël ne dépend pas de l’arrêt de la construction pendant 60 jours mais des relations futures avec les Etats-Unis.

Pendant dix mois, Israël a construit des milliers de logements dont les fondations ont été entamées avant le lancement du moratoire, deux mois de plus n’y changeront rien.

Les intérêts sécuritaires d’Israël à long terme sont en jeu, Netanyahou doit cesser de craindre les réactions de Lieberman, principal opposant à sa politique au sein du gouvernement.

La nomination à la tête de la diplomatie israélienne d’Avigdor Leiberman tout comme celle d’Ehud Barak à la Défense sont des erreurs mais surement nécessaires pour assurer à Bibi une coalition stable mais il est temps qu’il prenne des décisions pour le bien de l’Etat d’Israël et pas seulement de son avenir politique.

 

          

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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 13:43

Il faut changer de disque et essayer de trouver une autre solution à la paix que « Deux états pour deux peuples ».

 

Depuis des années on entend que la seule solution viable pour la paix entre Israéliens et Palestiniens est la création d’un état palestinien sur la plus grande partie de la Cisjordanie et Gaza.

La proposition israélienne la plus large, celle d’Ehud Barak en 2000, d’évacuer 97% de la Cisjordanie et Gaza, plus une partie de Jérusalem a amené la seconde Intifada qui a fait plus de 7.500 morts en dix ans, en grande majorité des Palestiniens.

Le retrait total et unilatéral de la bande de Gaza en été 2005 a provoqué la prise du pouvoir de ce territoire par le Hamas, qui continuant ses attaques sur Israël, a subi la meurtrière opération Plomb durci, qui a couté la vie à plus d’un millier de Palestiniens.

On ne peut pas envisager en 2010 de créer un Etat palestinien en Cisjordanie dirigé par l’Autorité palestinienne, sans prendre en compte le fait que la bande de Gaza est contrôlée par le Hamas qui refuse de siéger dans un même gouvernement que le Fatah de Mahmoud Abbas.

La Cisjordanie est aujourd’hui peuplée par plus de 300.000 Israéliens, dans 130 implantations, dont 75.000 au moins sur 93% du territoire.

Imaginons que les Palestiniens se contentent de ces 93%, qu’Israël serait prêt à évacuer, combien de temps faudrait-il pour reloger ces personnes ?

Les 8.000 habitants du Gush Katif n’ont pas encore été relogés, cinq  ans après leur évacuation forcée et rien ne laisse supposer que le gouvernement israélien actuel puisse évacuer un nombre dix fois supérieur sans l’accord de la majorité de la population.

Netanyahou qui a affirmé être en faveur de la création d’un Etat palestinien, n’imagine pas certainement pas devoir affronter deux entités palestiniennes, comme c’est le cas actuellement.

Et  je n’ai pas encore évoqué le statut de Jérusalem, les frontières de cet Etat palestinien et le droit au retour des réfugiés auquel aucun dirigeant palestinien n’a jamais renoncé…

Ces derniers mois, plusieurs personnalités palestiniennes et israéliennes ont commencé à envisager une autre solution, celle d’un état binational.

J’entends déjà les adversaires de cette alternative évoquer la menace démographique arabe qui ferait perdre à Israël son caractère d’état juif sans oublier les droits du peuple palestinien à avoir un état comme toutes les nations du monde.

Je ne suis pas convaincu que le rêve des palestiniens est d’avoir un état indépendant, plus que de pouvoir vivre une vie normale, sans barrages sur les routes, sans blocus, sans contrôles militaires, avec des droits civils et la possibilité d’être des citoyens égaux dans le pays dans lequel ils vivent.

La menace démographique est un mythe, le chiffres officiels montrent que le taux de natalité dans la population arabe est en baisse constante et le chiffre de 2,4 millions de Palestiniens vivant en Cisjordanie est exagéré et se rapproche plus du million.

Israël peut-il vivre avec encore un million de citoyens arabes, en plus du million et de mi vivant dans les frontières d’Israël ? Je pense sincèrement que ce n’est pas un problème.

Israël doit pouvoir donner des droits à une minorité sans automatiquement être menacé dans son avenir.

Un état juif et démocratique, c’est aussi la capacité de donner des droits à une minorité même si elle représente 30% de sa population.

Un état binational, c’est admettre que nous sommes condamnés, Juifs et Arabes à partager cette terre mais c’est aussi affirmer que la morale juive se doit de donner des droits égaux à tous les citoyens de cet état.

Les Arabes israéliens, ou Palestiniens d’Israël, vivent parmi la population juive depuis 62 ans, votent à la Knesset, font des études dans les universités israélienne, se font soigner dans les hôpitaux israéliens, certains font l’armée, s’engagent dans la police, effectuent un service national, vivent comme une minorité parfois discriminée mais avec des droits de citoyens.

La Cisjordanie est avant tout la Judée-Samarie, soit le cœur de l’histoire du peuple juif.

Renoncer à cette région, c’est finalement renoncer aux bases du sionisme, le retour du peuple juif sur sa terre, celle que la communauté internationale a accepté de nous donner pour y fonder un Etat juif pour la nation juive.

Je ne vois aucun inconvénient à donner le droit de vote aux Palestiniens vivant en Judée-Samarie même si je suis avant cela en faveur d’un changement de système électoral qui permettrait de donner la possibilité de voter pour des élus régionaux, comme en France et pas seulement pour des listes de partis politiques.

Les habitants de Judée-Samarie, éliraient leur représentant à la Knesset, tout comme ceux de Galilée, de Jérusalem et d’ailleurs.

On ne peut pas annexer ce territoire sans accord avec les Palestiniens, ce qui nécessite de prendre du temps mais 17 ans après avoir tenté sans succès  de créer un Etat palestinien indépendant au cœur de la terre d’Israël, il est temps de changer de disque, de prendre de nouveaux risques et de se diriger vers un Etat binational, tout en trouvant les solutions pour qu’il reste juif et démocratique.

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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 13:21

Mon dernier post ayant fâché de nombreuses personnes, j’ai décidé d’écrire un texte consensuel.

 

Tous les matins, on écoute avec attention les prévisions météorologiques annonçant chaque jour qu’il va faire aussi chaud que la veille.

Comment s’habiller ce matin se demandent angoissés des millions d’israéliens après chaque flash d’informations. Cruel dilemme, pour nous, citoyens israéliens, otages de la météo sans laquelle nous ne devinerions jamais quel temps il va faire.   

Ces hommes et femmes qui travaillent pour les services de la météo sont des fonctionnaires de l’Etat et pourtant, aucune surprise, ils annoncent qu’il va faire chaud, tous les matins pendant près de six mois.

Je lance un Appel à la raison, il faut mettre fin à ce cirque, nous savons qu’entre le mois de mai et d’octobre, il va faire chaud, nous ne voulons plus être le dindon de la farce !!

Halte au gaspillage de l’argent du contribuable ! Cessons cette mascarade !!

Est-ce que l’un de vous a écouté ces trois derniers mois la météo pour savoir comment s‘habiller ? Vos parapluies sont ils à l’entrée de la maison, attendant la prévision inattendue qu’une averse est prévue le 20 août sur la région de Tel Aviv ? Qu’une vague de froid va recouvrir le nord du pays ? Que le lac de Tibériade risque d’être gelé ? Qu’il va faire bon à Eilat cet été ?

On connaît la réponse, en été, il fait chaud partout et encore plus à Eilat, où il faut de toute façon, être fou pour s’y rendre en été.

Un bon conseil pour éviter cette chaleur infernale, un voyage en Europe et pourquoi pas en Ukraine ou le temps est plus clément en été ??

D’ailleurs, la météo en Ukraine est dans une langue incompréhensible, donc pas la peine de s’angoisser, on peut s’habiller comme en Israël, pantalon de golf noir, une veste noire, un chapeau noir, un talit katan blanc et des bas blancs pour les plus fidèles à la tradition ukrainienne.

Shana Tova

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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13 septembre 2010 1 13 /09 /septembre /2010 12:58

Ouman, la honte !

Le pèlerinage annuel sur la tombe de Rabbi Nahman de Breslev à l’occasion du Nouvel an juif provoque chaque année des débats au sein du monde religieux. Mais cette année, la presse a enfin dévoilé ce qui passe réellement à Ouman à Rosh Hashana.

 

Comme chaque année, certains rabbins et non des moindres ont essayé de dénoncer ce pèlerinage, durant lequel des milliers de juifs quittent leur famille pendant Rosh Hashana pour se prosterner sur la tombe d’un vénéré rabbin, enterré en Ukraine.

Le Rav Shlomo Aviner a rappelé que l’interdit de quitter la terre d’Israël pour aller se recueillir sur des tombes de Justes était également l’un des éléments de la pensée de Breslev et que les élèves directs de Rabbi Nahman, ne se rendaient pas à Ouman si ils se trouvaient en Israël.

Le départ des Hassidim vers l’Ukraine a été filmé par les chaînes de télévision israéliennes qui ont montré ces hommes les yeux couverts d’un voile, comme certaines femmes musulmanes, afin de ne pas voir des « images impures ».

Est-ce que ces hommes voilés on eu l’occasion de voir à Ouman, la drogue, l’alcool et les prostituées ukrainiennes ?

Akiva Novik, envoyé spécial du quotidien Yediot Aharonot (et juif pratiquant) raconte dans l’édition de lundi matin, des témoignages étonnants sur le pèlerinage de cette année.

En dehors des Hassidim de Breslev, une grande partie des pèlerins sont selon le journaliste, des gens  venus profiter d’une expérience spirituelle rare, certains étant des novices dans la pratique religieuse et cherchant plus des émotions fortes que la spiritualité.

Pour éviter que les pèlerins dorment chez des Ukrainiens et cèdent aux tentations de la chair, les organisateurs ont installé depuis l’année dernière des tentes et offrent des repas pour des prix dérisoires.

Néanmoins, selon ces témoignages rapportés par Novik, les pèlerins trouvent facilement les chemins des cloaques locaux, parfois dans des bourgades voisines, où la vente de hashish est monnaie courante.

Pour ce qui est de l’alcool, un sujet moins délicat pour les hassidim, on raconte que la vodka coule à flots pendant toute la fête.

Si pour certains, c’est un moyen de s’élever vers la sainteté, d’autres en profitent pour se saouler et danser dans les rues et pas nécessairement des danses hassidiques.

Cette année, deux Ukrainiens ont été poignardés par des pèlerins en état d’ébriété avancé qui les suspectaient de vouloir les voler.

Des policiers ukrainiens, les successeurs des collaborateurs les plus zélés des nazis pendant la seconde guerre mondiale, ont du intervenir. Quelle ambiance !!

Comment peut-on encore croire que ce cirque ait un quelconque rapport avec la sainteté de Rosh Hashana ?

Qui imagine encore que ce pèlerinage soit la volonté de Rabbi Nahman, qui doit se retourner dans sa tombe depuis longtemps ?

Comme le disait mon maitre, « le hassidisme n’est une belle chose que dans la mesure où il n’existe que dans les livres ».

 

 

 

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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 19:09

Dans la dernière édition du P’tit hebdo, son directeur, Avraham Azoulay interroge une jeune femme française,  candidate pour devenir membre du comité central du Likoud et lui demande d’expliquer « le réveil (politique) de la communauté francophone ».

Franchement, cette question me surprend. De quel réveil politique parle-t-il ?

Depuis 25 ans, j’ai vu des branches francophones dans tous les partis existants sauf peut-être dans les partis arabes.

Je me souviens de meetings rassemblant des dizaines de francophones sous l’égide du Likoud francophone mais aussi au sein du PNR, du parti travailliste, du Ihoud Leoumi, de Shass, sans oublier les tentatives nombreuses au niveau municipal, notamment à Jérusalem, Netanya et Ashdod.

Le P’tit Hebdo a décidé de soutenir les initiatives récentes d’anciens Olim de France de rentrer en politique, comme Emmanuel Navon, candidat à la députation au Likoud, la nouvelle branche francophone d’Israël Beteinou et le groupe réuni autour de Nathalie Garson pour entrer au comité central du Likoud.

Je n’ai rien contre le fait que ces gens veuillent faire de la politique, je comprends l’intérêt des partis à obtenir des voix de la communauté francophone mais quel est l’intérêt des francophones ?

Les français d’Israël ont-ils besoin d’une représentation politique ? La présence de français au sein du comité central du Likoud depuis des années, a-t-elle apporté quoi que ce soit à la communauté française ?

La comparaison avec les Olim de l’ex-URSS n’a pas lieu d’être, ils sont plus d’un million pour moins de 50.000 Olim de France vivant en Israël.

Vous allez me dire que mon chiffre est en dessous de la réalité mais faisons rapidement le compte : depuis 1948, 80.000 juifs de France ont fait leur aliya dont 30% sont repartis plus ou moins, sans compter les décès, ce qui fait pas plus de 50.000 personnes, en majorité parfaitement bien intégrés à la société israélienne et votant pour les intérêts du pays comme tous les autres israéliens. 

Les Olim belges, suisses, canadiens francophones et luxembourgeois représentent un pourcentage minuscule de l’Aliya et ne me faite pas croire que les 400.000 juifs francophones venus du Maghreb dans les années 50 sont intéressés par des français au Likoud ou à Israël Beteinou.

Un seul député Olé de France a siégé à la Knesset (Samuël Flatto-Sharon) et la communauté française du pays en paie encore le prix dans les émissions satiriques.

On trouve des français d’Israël dans les universités, les hôpitaux, l’administration, la recherche, le high-tech, le commerce, les lettres, les arts en général et pas en politique, mais faut-il le déplorer ? Le débat est ouvert…

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1 août 2010 7 01 /08 /août /2010 15:54

Hashigaon Hatsarfati, « la folie française », c’est ainsi que s’appelle la boite de production qui a organisé depuis deux ans de nombreux concerts d’artistes français en Israël, notamment Bruel, Fugain et Jonasz.

La semaine dernière un concert hommage à Serge Gainsbourg s’est tenu à Tel Aviv en présence de plusieurs chanteurs français et israéliens et avec la participation de Lulu Gainsbourg, le fils du grand Serge.

Hashigaon Hatsarfati a envoyé le lendemain du concert à tous ses contacts un courriel avec ces précisions :

« Suite à de nombreux appels nous interrogeant sur l'hommage à Serge Gainsbourg ayant eu lieu le 28 Juillet à Tel Aviv, nous certifions que l'entité Hashigaon Hatsarfati n'a pas pris part à l'organisation de l'évènement ».

La raison de ce mail provient de plaintes d’une partie du public qui a critiqué le concert Gainsbourg et le besoin de HH, de se démarquer de l’événement.

En recevant ce mail, j’ai eu envie de répondre que j’avais tout de suite compris qu’ils n’étaient pas les organisateurs ne fut ce que par l’accueil du producteur de Lollyprod pour le concert Gainsbourg, qui a invité la presse ce qu’HH ne fait jamais, affichant un mépris total pour les journalistes.

J’ai eu l’occasion d’assister à des concerts de HH et aussi à celui de Gainsbourg et si je dois reconnaître qu’il y a eu beaucoup de problèmes lors de la soirée hommage à l’homme à la tête de chou,  on ne peut que saluer l’exploit de David Stern d’avoir réuni sur la même scène, huit chanteurs différents et le fils de Gainsbarre à Tel Aviv, dans une période où les annulations de concerts pour cause de boycott anti-israélien sont courantes.

Pour ce qui est du concert, j’ai déploré surtout le fait que l’hommage rendu à Gainsbourg n’était pas à la hauteur, les chanteurs choisis n’étant pas toujours à mon avis les meilleurs pour interpréter les chansons de Gainsbourg.

Daniel Levi, qui a une voix magnifique, a adapté « Je suis venu te dire que je m’en vais »,  rendant la chanson digne d’une comédie musicale de bas étage, alors que c’est l’un des plus beaux textes de Gainsbourg.

L’absence de présentateur pendant le spectacle et différents problèmes techniques ont donné un coté amateur à la soirée et c’est dommage.

Lulu Gainsbourg accompagné d’une magnifique violoniste a joué ses propres compositions sans qu’à aucun moment le public ne sache qui a écrit ses mélodies.

Gainsbourg avait écrit une jolie chanson à la gloire d’Israël qui a été interprétée par le jeune et talentueux chanteur Shay mais l’utilisation des termes « techouva » et « remerciements à Dieu » pour ce concert me paraissent un peu hors contexte.

Quand des danseuses très déshabillées se trémoussent sur scène et que les images d’archives rappellent certains des pires moments publics de Gainsbourg comme le billet de 500 francs brulé en direct et la pénible scène avec Whitney Houston, je me demande à quoi rime ces allusions à Dieu (qui est par ailleurs un fumeur de havanes…).

Mais ne boudons pas notre plaisir car écouter dans la même soirée Dani chanter une chanson que Gainsbourg lui a écrite en 1975 (Comme un boomerang), Shirel interpréter avec grâce la magnifique chanson « La noyée » et Michaël Greilsammer jouer « Aux armes etc » avec son épouse, ça mérite quand même des applaudissements.

Et dernier moment de bonheur, ma rencontre avec Lulu, pianiste de talent et homme charmant, à la fois si ressemblant à son père et si différent.

 

Depuis trois semaines, je consacre une partie de ce blog à parler de la communauté française d’Israël (CFI) et en dehors du mail de HH, cité plus haut, j’ai reçu un autre mail qui m’a fait sourire dont je vous livre le contenu.

« Eyzé Ness, quel miracle ! », tel est le titre de ce message envoyé par le pasteur Gerard Fruhinsholtz pour informer ses abonnés qu’il avait obtenu des autorités israélienne un visa d’un an pour vivre à Jérusalem.
Le pasteur Fruhinsholtz et son épouse qui affichent un soutien inconditionnel à Israël, se sont fait beaucoup d’amis dans la communauté franco-israélienne, y compris parmi les plus pratiquants.

Je les ai rencontrés et ils sont vraiment charmants mais la question reste posée : peut-on être à la fois religieux et rester amis d’évangélistes, dont le but affiché est la Parousie, soit le retour de Jésus comme messie, qui passe par le rassemblement des exilés du peuple juif sur la terre d’Israël.

(Extrait d’un texte du pasteur GF : Comme des millions de chrétiens dans le monde qui prient déjà pour Israël, préparant le chemin du Messie, ajoutons notre nom et celui de notre église, plantons l'étendard sur la montagne, levons la bannière frappée de l'étoile de David, affirmons notre identité en notre Seigneur, Celui qui a dit :« Le salut vient des Juifs ». Cet étendard sera une épée contre les nations refusant le Dieu de Jacob et contre tous les faux dieux voulant faire échouer les plans divins pour le salut de l'humanité, à l'heure notamment où l'Islam veut anéantir Israël et faire de l'humanité une terre de dhimmitude. Cet étendard sera enfin un signe d'unité et un signe de ralliement pour tous les chrétiens devant se distinguer de l'Eglise apostate ayant déjà pris position contre Israël et le Messie venant établir Son Royaume sur la terre).

L’année dernière, le rabbin Haïm Dynovisz (Loubavitch) a participé à une conférence commune avec le pasteur Gérard Fruhinshlotz, ce qui me laisse pantois mais je laisse à mes lecteurs le soin d'en tirer les conclusions qu'ils voudront.

 

 

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22 juillet 2010 4 22 /07 /juillet /2010 21:40

On peut recenser des dizaines d’associations françaises en Israël ce qui prouve la richesse de cette communauté mais personne n’a jamais réussi à les réunir.

Comment expliquer cet échec apparent ?

En réalité, les français d’Israël aiment avoir leurs communautés, leurs associations, leurs clubs mais tiennent avant tout à s’intégrer à la société israélienne.

Le nombre de français d’origine vivant en Israël restant limité à quelques dizaines de milliers de personnes, il y a peu de chances qu’un lobby influent puisse un jour exister. 

Il faudra surement attendre une vague d’Aliya massive identique à celle des juifs de l’ex-URSS pour que les Français d’Israël aient une véritable influence sur ce pays.

En attendant, cette communauté multiplie les activités avec plus ou moins de succès.

 

Une grande partie des français d’Israël s’identifient politiquement au « camp national », votant pour les partis de droite, ce qui doit expliquer que deux journées francophones à Hébron soient organisées à quelques jours d’écart par deux organismes différents.

Ce qui est amusant, c’est leurs publicités : « Une flottille juive pour Hévron » avec le Likoud de France et le bloc national francophone propose une « journée exceptionnelle » avec le ministre des Infrastructures Ouzi Landau, le maire de Kyriat Arba et Jacques Kupfer, co-président du Likoud mondial, le 10 août.

Sur Facebook, les organisateurs affirment que « l’Union fait la force » pour convaincre les gens de venir.

La question que je me pose est de savoir si Hébron réussira à unir les participants de cette journée avec ceux de « L’unique journée magique de Hébron », le mardi suivant, une journée dont le programme est quasiment identique à la précédente, sans le ministre et sans soutien politique.

 

Autre particularité chez les francophones d’Israël, la surenchère de manifestations culturelles qualifiées toutes « d’événements de l’été ».

Quelques jours avant Tisha Beav, « l’événement de l’été » a réuni « plus de  40 rabbanim » francophones à Jérusalem.

Malgré l’absence dans cette soirée des grandes personnalités rabbiniques francophones d’Israël comme les rabbins Aviner, Tzukerman, Botchko, Zini, Cherki…. , plusieurs centaines de personnes se sont déplacées pour écouter notamment le rav Yehia Benchetrit, une vedette de ce genre de soirées et des dizaines de rabbins, en majorité des haredim, bien que la soirée était animée par deux personnes coiffées de kipot tricotées.

Autre « événement de l’été », mais dans un contexte très différent, un concert hommage à Serge Gainsbourg à Tel Aviv avec des chanteurs de second plan, qui ne peuvent faire que regretter la disparition de Gainsbarre mais en présence du fils du chanteur disparu, Lulu, qui va jouer au piano les musiques de son illustre géniteur. 

Suivez les annonces qui seront publiées dans les semaines à venir, vous découvrirez surement encore beaucoup d’événements de l’été…

 

L’une des choses les plus amusantes que j’ai vu ces derniers temps dans la CFI est la publication d’un annuaire des francophones d’Israël, intitulé « Le Répertoire ».

Plus de 150 pages jaunes avec des professionnels dans tous les domaines et sur l’ensemble du pays m’ont impressionné positivement avant que je feuillète les pages blanches avec les adresses des particuliers qui m’ont fait tomber de ma chaise.

Les adresses postales sont souvent bizarres car la plupart des noms des rues sont coupées, ce qui fait qu’on peut trouver des rues Vegan (sans Bayit), Hadorot (Koré), George (King) et même Lehem (Derekh Beit Lehem).

Je ne vous conseille pas d’envoyer un courrier à une personne habitant rue Lehem à Jérusalem, il y a peu de chances qu’elle arrive à destination.

Mais le plus amusant reste le fait que cet annuaire est avant tout un copier-coller d’anciennes éditions, y compris d’annuaires publiés par d’autres personnes, ce qui entraine des fautes graves, vu qu’apparemment personne n’a vérifié la pertinence des informations.

Ainsi, on trouve dans cet annuaire, les anciennes coordonnées de personnes parties depuis longtemps en France, de couples divorcés et surtout de beaucoup de gens décédés.

Expliquez-moi comment on publie un annuaire avec les coordonnées de gens disparus, certains depuis 12 ans ???

Un coup d’œil sur l’éditorial m’apprend que « Le répertoire a investi de grands efforts pour l’élaboration, le regroupement et la vérification de ses pages blanches ». Vous avez bien lu, « de grands efforts » !!!

Allez, quelques exemples des résultats de cet « investissement dans la vérification » :

Première page des pages blanches : Yona et Yaël Abitbol sont écrits deux fois de suite avec les mêmes coordonnées, mais une fois ils sont Yona et Yaël, et la ligne en dessous, Yona et Yaël et Yaël (mieux vaut deux Yaël, qu’une…).

Et les Klein de la rue Cassoutto à Jérusalem, vous avez le choix entre Alex et Evelyne avec un numéro ou Alexandre et Evelyne avec un autre numéro, bonne chance !

Pour Yoël Kling, expulsé en été 2005 de Nevé Dekalim, pas de changements, la rédaction du Répertoire n’a pas suivi l’actualité ces dernières années, trop occupée à rédiger cet annuaire.

Vous pouvez même trouver la ligne au dessus, le nom du père de Yoël, le regretté grand rabbin Kling, décédé en 2003.

En réalité, cet annuaire est peut-être un moyen de rendre hommage aux disparus de la communauté qui sont si nombreux dans ces pages blanches, Bernard et Marianne Picard, Renée Neher, Théo Dreyfus, Emeric Deutsch, les rabbins Furth, Roitman, Chouchena, Poultorak, Warchawski…tous présents dans les pages blanches.

Et ils n’ont pas oublié de mentionner les victimes du terrorisme de la seconde Intifada dont les coordonnées figurent dans ces pages blanches comme Giséle Nakab et Dvorah Friedman.

Un bon conseil si vous cherchez une adresse, le 144 !

Par ailleurs, je n’y figure pas, ce qui est plutôt une bonne nouvelle, vu le nombre de morts qu’on y trouve… 

 

Pour terminer sur une bonne note, je veux rendre hommage ici aux nombreuses associations caritatives francophones d’Israël qui sont à mon avis, la fierté réelle de notre communauté.

Je risque d’en oublier si je les cite mais je veux quand même rappeler quelques noms que vous connaissez surement et que dans le cas contraire, je vous invite à découvrir : Latet, la plus grande association caritative du pays, crée par un français, Optical Center qui offre des lunettes aux défavorisés, Tikva Market, qui redonne de la dignité aux gens qui ont faim, ATRID, qui organise des bar-mitsvot pour les démunis, Tzedek, qui s’occupe des enfants en difficulté etc…

Bonnes vacances !

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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18 juillet 2010 7 18 /07 /juillet /2010 22:41

Chaque semaine, retrouvez la chronique non-exhaustive de la communauté française en Israël sur ce blog  

 

Vingt-cinq ans après mon arrivée en Israël, je continue de fréquenter la communauté française de ce pays. 

Au fil des années, j’ai participé aux activités de Magchimé Tikvatenou (ancêtre du CNEF), travaillé pour le P’tit Bottin (premier annuaire des francophones d’Israël), été responsable national de l’Emploi à l’UNIFAN zal et écrit pour de nombreux supports francophones, dont la plupart ont disparu dans les oubliettes de l’histoire de la presse locale.

Journaliste pour plusieurs médias francophones et animateur du Club de la presse francophone, j’ai eu le privilège de co-organiser à Jérusalem, le premier salon du livre français en Israël.

L’actualité de la communauté francophone dans ce pays est riche et intéressante.

Malgré la multitude des titres et des sites en français, je déplore l’absence de regard critique sur son actualité.  

Le but de ce blog est de mettre en avant des personnalités et événements qui le méritent selon moi et de dénoncer avec humour les débordements de certains.

Que mes lecteurs ne s‘offusquent pas de mon ton parfois cynique et n’hésitent pas à m’envoyer des informations.

 

Pour ce premier post, je voudrai faire un rapide tour d’horizon de la presse francophone d’Israël, ce qui me permet de souhaiter mazal tov au Jerusalem Post qui fête ses 20 ans d’existence, avec la publication d’un numéro spécial.

Doyen des titres en français, existant en Israël, Kountrass, revue orthodoxe de pensée juive depuis 1986 s’est agrandi en 1999 avec un magazine d’informations, Kountrass News, qui veut apporter un regard orthodoxe sur l’actualité.  

Si la revue a publié des textes de haute qualité, ouvrant au monde francophone, des ouvertures sur le judaïsme et la Torah à travers l’histoire, le magazine d’informations est surtout une occasion pour ses rédacteurs de critiquer la politique des gouvernements israéliens, des laïcs en général et plus récemment le journal concurrent Hamodia en français.  

L’édition française du Jerusalem Post qui existe depuis 20 ans continue de publier chaque semaine un magazine, constitué en majorité de traductions de l’édition anglaise et de quelques pages rédigées par l’équipe du journal.

Le numéro spécial « 20 ans » raconte l’aventure de cet hebdomadaire depuis sa création par Richard Darmon en 1990.

Il offre aussi à ses lecteurs, un texte sur Bernard-Henri Levy avec une coquille dans le titre, une interview (traduite de l’anglais !!) du député français François Zimmeray et un dossier sur l’Aliya de France, avec des témoignages d’anciens Olim.

Un regret, la présence trop rare d’opinions d’auteurs français au détriment de traductions des éditorialistes de l’édition anglaise, souvent indigestes.  

Hamodia,  édition française hebdomadaire issue du quotidien orthodoxe israélien et qui outre ses qualités journalistiques a deux défauts évidents : l’absence de photos de femmes (la rédaction prie pour que Tzipi Livni ne soit jamais Premier ministre) et la censure des surveillants, vérifiant que le journal ne traitera ni de sport ni de cinéma ni de sionisme, enfin des sujets qui fâchent dans ce milieu… 

Israël Magazine : Dix ans d’existence pour ce magazine en couleurs, qui se veut la réponse juive aux magazines français classiques et qui bénéficie de la collaboration de véritables plumes, ce qui est malheureusement assez rare dans la presse franco-israélienne.

Son directeur, André Darmon a lancé depuis des revues plus communautaires  l’une sur Ashdod (« Ashdod aujourd’hui », dirigé par son fils) et une autre tout récemment sur Jérusalem, qui s’appelle « Jérusalem, aujourd’hui ».  

A noter qu’à l’instar d’Ashdod et Jérusalem, d’autres villes israéliennes ont leur magazine français, notamment Netanya avec Natanya aujourd’hui d’Albert Fratty, qui publie également un bimensuel sur tout le pays, Israël aujourd’hui.  

Israël 7  (ex Israël Actualités, ex Aroutz 7 en français) est un hebdomadaire qui veut « offrir une information juive et sioniste ».    

Très marqué à droite, parfois à l’extrême droite, le journal reprend une grande partie des textes publiés sur le site de l’ancienne radio Aroutz 7. 

Le P’tit Hebdo, qui s’affirme être « le journal international pour francophones »,  offre chaque semaine des textes de rabbins sionistes religieux, des traductions de la presse israélienne, des infos sur les activités francophones du pays et beaucoup d’annonces. (Sans oublier l’éditorial de son directeur, Avraham Azoulay, souvent plus drôle que les blagues publiées dans chaque numéro) 

Futé Magazine, lui se présente comme « le numéro un des journaux internationaux pour les francophones », se démarquant ainsi de son concurrent, précédemment cité.

Particularité de ce magazine, la présence d’articles de Torah, voisinant avec des articles sur le sport et la vie des stars, sans oublier les programmes des chaines de  télévision françaises censurés (pas de programmes pendant shabat).

La sympathie que j’éprouve pour son directeur, Charles Benguigui ne peut pas m’empêcher de déplorer le nombre incroyable de coquilles, fautes de français et d’orthographe dans les quelques articles de cette revue. 

Ma’Hadash,  « le magazine qui vous facilite la vie », Vision d’Israël, magazine mensuel souvent axé sur la vie culturelle, Féminin, « magazine des femmes d’Israël »,  Face à Face, " Le magazine de la famille juive", les nouveaux magazines ont envahi les kiosques (enfin les magasins français…)  

De nombreuses associations possèdent leur journal et je ne vais pas les recenser tous mais je dois mentionner l’excellente revue Mémoire vive, publiée par Aloumim, l’Association israélienne des enfants cachés en France pendant la Shoa.

Ce bulletin écrit dans un français parfait évoque différents aspects de la Shoa en France mais a surtout la particularité d’être bilingue (français et hébreu).

On peut aussi mentionner les revues de l’ambassade de France en Israël, Dialogues et A Propos, qui sont la vitrine des activités culturelles et diplomatiques de la France en Israël et La lettre de l’ADFI, une double page mensuelle éditée par l’Association de défense des français d’Israël.  

Il existe aussi de nombreux supports de publicité en français comme SVP Israël, Bonjour Yeroushalayim, La gazette du particulier, J-.annonce  et d’autres encore.

Un petit dernier, La Terre Sainte, la revue bimestrielle de la Custodie (Franciscains en Israël), qui écrite presque entièrement par une seule journaliste talentueuse, permet de découvrir un autre visage d’Israël, et surtout un autre regard sur notre pays.

Bonne lecture

PS : les sites en français rédigés en Israël seront le sujet d’un autre post

 

   

 

 

 

  

 

 

 

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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 23:21

L’escrimeur numéro 1 français, Alexandre Woog a reçu lundi soir à Jérusalem sa carte d’identité israélienne. 

 

 

L’Agence juive organise ces dernières années des cérémonies d’accueil impressionnantes pour des groupes de nouveaux immigrants venus de plusieurs pays à la fois, en présence de personnalités et avec un spectacle musical.

J’ai personnellement assisté à de nombreuses cérémonies de ce genre, à l’aéroport Ben Gourion, avec Ariel Sharon, Shimon Peres ou Ehud Olmert, puis au Kotel avant que le rabbin des lieux saints l’interdise et il y a quelques mois dans un hôtel de Jérusalem.

On y retrouve les mêmes images, les Olim fatigués mais souriants agitant des drapeaux bleu et blanc, des discours de bienvenue des ministres et dirigeants de l’Agence juive et la Hatikva chantée avec émotion par les nouveaux israéliens.

Ce lundi soir, la cérémonie était organisée à l’amphithéâtre du Mont Scopus à Jérusalem, un endroit merveilleux dominant la vallée au nord de la capitale.

Musiques, discours, drapeaux, photographes essayant de trouver le meilleur angle pour le journal du lendemain, tous les éléments de ce genre d’événements étaient présents.

Près de 700 Olim venus de 13 pays différents dans cet amphithéâtre en plein air, des Russes, des Ukrainiens, des Français, des Turcs (qui ont refusé de parler à la presse), des Belges et même 13 Olim du Kirghizstan, pays d’Asie centrale ou depuis un mois, des affrontements entre l’opposition et le pouvoir ont fait des dizaines de morts.

Parmi tous ces nouveaux immigrants, un jeune homme de 26 ans, parisien et surtout le meilleur escrimeur de France jusqu’à dimanche.

Depuis lundi, il est l’un des espoirs de l’équipe d’escrime israélienne pour le prochain championnat d’Europe en juillet en Allemagne et rêve de représenter Israël au JO 2012.

Alexandre Woog, me confie réaliser son rêve d’enfance. « C’est pour moi une grande fierté de pouvoir représenter Israël, mon pays en Europe et dans le monde », explique-t-il.

« J’avais décidé de venir depuis longtemps mais les derniers événements m’ont renforcé dans ma décision », ajoute-t-il.

Choisi par les organisateurs pour recevoir sa carte d’identité des mains de la ministre de l’Intégration, Sofa Landver et du président de l’Agence juive, Natan Charansky, il est visiblement ému quand assailli par les photographes, il entonne avec la foule, la Hatikva.

« Quand l’antisémitisme resurgit en Europe, quand l’Etat d’Israël est menacé par les terroristes et par l’Iran, vous avez décidé de rentrer à la maison, prouvant ainsi que l’avenir du peuple juif est ici et nulle part ailleurs » a déclaré Sofa Landver, sous les vivats de la foule.

Quand Alexandre Woog, succède à la ministre sur l’estrade pour raconter son parcours, il n’est plus seulement champion d’escrime, il est le champion de la cause sioniste et de nos jours, ce genre de discours est assez rare pour être apprécié à sa juste valeur.

(Photos sur mon profil Facebook)

 

 

 

 

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