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22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 13:26

Glenn Beck, le piège

Comment tant de personnes se laissent impressionner par le discours pro-israélien de Glenn Beck sans voir ce qui se cache derrière ?

 

L’animateur de programmes de télévision américain Glenn Beck est en Israël pour organiser un événement de soutien à Israël le 24 août prochain.

Membre de l’église mormone, le groupe chrétien le plus missionnaire du monde, Beck est une des vedettes de la TV américaine, ou ses émissions souvent provocatrices lui attirent un public nombreux.

Grand soutien d’Israël, il considère que ceux qui critiquent la politique de l’Etat hébreu sont des antisémites, ce qui lui vaut l’amitié d’une partie de la droite israélienne.

Il est un virulent critique de la presse occidentale qui selon lui ne défend pas assez Israël, dans ce qu’il qualifie de guerre entre l’Occident et l’islam.

Mais son soutien indéfectible à la cause d’Israël n’a pas empêché ses détracteurs de le qualifier d’antisémite.

En effet, il a dans le passé, évoqué la Shoah en des termes qui lui ont valu des reproches de la Ligue contre l’antisémitisme et a encensé un livre d’une auteur américaine, ancienne dirigeante du Ku-Klu-Klan et grande admiratrice du régime nazi.

Personnage populiste haut en couleurs qui aime provoquer et choquer, il a pris le parti d’Israël, il y a dix ans, cherchant des alliés dans sa lutte contre l’islam suite aux attentats du 11 septembre.

Malgré ses déclarations sulfureuses, ses liens avec l’extrême droite américaine et ses ambigüités sur la Shoa, il est choyé par une partie de la droite israélienne.

Certains juifs américains vivant en Israël l’ont vivement critiqué et pas seulement des gens placés à gauche sur l’échiquier politique.

D’autres comme Moché Feiglin,  le leader du mouvement Manhigout Yehoudit, (pas vraiment gauchiste…) ont clairement dénoncé les dangers à s‘afficher avec lui mais alors que certains ont pris leurs distances, d’autres aveuglés par l’amitié qu’il affiche envers notre pays refusent de voir en Glenn Beck, ce qu’il est réellement : un dangereux fasciste.

Une amie franco-américaine s’est fait insulter sur Facebook par l’inénarrable Guy Milliére, pour avoir osé émettre des doutes sur le soutien qu’on doit apporter à ce sinistre personnage, avec le soutien du directeur du Petit hebdo.

L’alliance Milliére-Beck est à mes yeux l’exemple type de l’axe d’amis que je ne voudrai pas avoir.

Comme tout le monde, je me réjouis quand des amis non-juifs apportent leur soutien à Israël mais quand il s’agit de personnages extrémistes, racistes, vulgaires et mégalomanes comme Glenn Beck et Guy Milliéres, je me passe de ce genre de soutien.

La dernière fois que sur ce blog, j’ai critiqué Millière, il m’a traité de con et hier encore, il a insulté une amie à moi qui ne partageait pas ses idées.

L’alliance de la droite israélienne avec les fascistes européens et américains est à mon avis une grave erreur et je continuerai de la dénoncer.

J’ai écrit à plusieurs reprises de manière bénévole dans le Petit hebdo et j’ai de l’amitié pour son directeur mais les attaques permanentes sur son Mur FB, contre ceux qui osent exprimer des idées différentes m’amènent à me poser des questions.

Un appel à la tolérance signé par de nombreuses personnalités de la communauté franco-israélienne, notamment par le Rav Aviner, n’a pas été publié par le Petit Hebdo malgré la promesse orale de son directeur de le faire.

La tolérance et l’amour d’autrui sont apparemment des valeurs qui dérangent dans certains milieux, quel dommage…

 

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15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 15:01

Un texte publié sur le site Yerouchalmi qui recense les juifs sur une liste de personnalités françaises m’a particulièrement choqué.

 

Reprenant le classement publié par le Journal du dimanche des 50 personnalités préférées des Français, le site Yerouchalmi (Sionisme et Tradition)  tente d’analyser le regard des Français sur les juifs en mettant en avant les noms des juifs de cette liste.

Si un site antisémite avait différencié de cette liste les français d’origine juive, tout le monde aurait crié au scandale et je ne comprends pas comment on peut oser faire ce genre de distinctions, surtout quand la judéité de certains est plus que douteuse.

Pour Yerouchalmi, être d’origine juive signifie « avoir un parent juif », ce qui se discute au niveau de la loi juive mais ne signifie rien pour certains des noms de cette liste.

Comment ne pas s’insurger contre ce genre de classement aux relents vichyssois ?

Alors, essayons à notre tour d’analyser ce fichier juif.

La première personnalité citée par Yerouchalmi est Dany Boon, qui n’a aucun parent juif mais s’est converti au judaïsme puis Gad Elmaleh, qui en effet ne cache pas ses origines juives puis la comique Anne Roumanoff, Michel Drucker, Simone Veil, Patrick Bruel, Charlotte Gainsbourg.

Puis Yerouchalmi cite l’acteur Richard Bohringer, né en 1942 d’une union entre un officier allemand et une femme tondue à la Libération pour collaboration.

Je me demande comment Bohringer réagirait au fait d’être classé comme juif avec une telle ascendance ?

Et enfin, Elie Semoun et Alain Chabat terminent ce classement des juifs aimés des français. Précisons que Thierry Lhermitte qui est l’une des 50 personnalités préférées des français est de mère juive et devrait donc figurer dans le fichier juif de Yerouchalmi mais il est vrai que l’acteur n’en fait pas souvent mention.

Notons que sur les 9 cités qui sont juifs, cinq sont des comiques, il faudrait donc en déduire que les juifs sont des comiques aux yeux des français ?

Et si le JDD publiait une liste des français détestés des français, combien de juifs y figureraient ? DSK serait-il en tête de liste ?

Et si à la place de chercher les juifs dans cette liste, on cherchait à faire la liste des pro-palestiniens et artistes boycottant l’état juif, quelles conclusions en tirer sur les préférences des français ?

Allez, cadeau, la liste des pro-palestiniens préférés des français selon le JDD : Francis Cabrel, Renaud, Jamel Debouzze, Vanessa Paradis, Franck Ribéry et certains y ajouteront Jacques Chirac…

L’hebdomadaire Actualité Juive avait également recensé récemment les noms des juifs de la promotion du 14 juillet de la légion d’honneur, y incluant le banquier Michel David-Weill, certes d’origine juive mais catholique pratiquant.

Et le même journaliste avait aussi rédigé un papier sur les fortunes juives de France (dans Actualité juive pas dans Rivarol) à partir du classement des Fortunes de France du magazine Challenge et titré « Heureux comme une fortune juive en France ».

La police française ne tient plus de fichier juif mais en cas de nécessité, ils n’auront qu’à se pencher sur les médias communautaires qui ont entamé ce travail…       

 

 

 

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1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 21:28

La presse après avoir comparé ce qui se passe en Israël au « printemps arabe » va devoir affronter la réalité de l’été israélien.

 

Tandis que dans les pays arabes, des foules ont réussi à faire tomber des dictatures sanglantes et changé la carte de la région en amorçant une véritable révolution, quelques dizaines d’étudiants et militants d’extrême gauche ont réussi à faire croire au monde qu’ils allaient également faire une révolution.

Pour mes amis qui sont tombés dans le panneau, je voudrai rappeler quelques points :

Le gouvernement de Binyamin Netanyahou a été élu par une grande majorité des citoyens de ce pays il y a deux ans, dans un cadre démocratique et légitime.  

Netanyahou n’est pas un dictateur et ni l’armée ni la police ne se préparent à tirer sur les manifestants.

Un million de personnes ont manifesté au Caire pendant des semaines, les rebelles libyens et les opposants syriens risquent leur vie pour faire changer les choses dans leurs pays, pas pour une baisse des prix de l’immobilier.

Il était temps que la gauche prenne enfin position sur des questions sociales et pas uniquement sur l’occupation mais ne soyons pas naïfs, il s’agit ici d’un programme clair : faire tomber le gouvernement et rien d’autre.

Les organisateurs de ce mouvement « spontané » sont presque tous membres actifs d’organisations d’extrême gauche et du parti communiste Hadash.

Tzivka Bassor, qui a lancé sur sa page Facebook un appel à la grève générale a réalisé la campagne de Hadash aux dernières élections, Anat Rosilio, la mère de famille qui lancé la manifestation des mères de famille « car elle n’arrive plus à payer le jardin d’enfants de sa fille », a été la conseillère de Dov Hanin, député de Hadash, quand il s’est présenté à la mairie de Tel Aviv et ainsi de suite. (La liste des organisateurs et de leur passé politique est disponible sur demande).

Pas de logements ? Je ne me souviens pas de les avoir entendu manifester pour que les 8.000 habitants du Goush Katif à qui l’Etat avait promis une maison après les avoir expulsés de chez eux reçoivent un logement six ans après le retrait de Gaza.

Le président de la centrale syndicale Histadrout, Ofer Eini, l’un des dirigeants du parti travailliste a affirmé ce lundi, refuser de soutenir un mouvement dont le but est de faire tomber Netanyahou. Ofer Eini est dans l’opposition mais il sait que tous les moyens ne sont pas bons pour arriver au but.

Plus de 250 mille enfants israéliens vivent en dessous du seuil de pauvreté, en avez vous entendu parler lors des discours des manifestations de samedi soir ?

Connaissez-vous un des habitants des tentes de la rue Rothschild qui n’a pas voyagé à l’étranger cette année ? Qui n’a pas un lap top et un Iphone ?

Le peuple exige de la justice sociale ? Oui, plus de 80% des israéliens soutiennent ce mouvement car chacun voudrait que les prix des loyers, du fromage blanc et de l’essence cessent d‘augmenter mais de là à comparer ce mouvement à une révolution, il y a un pas qu’on ne peut pas franchir décemment.

Dans les jours qui viennent, les négociations entre le gouvernement et les dirigeants du mouvement vont commencer, mais quelqu’un imagine que le gouvernement peut trouver des solutions satisfaisantes en quelques jours voire quelques semaines ?

J’aimerai aussi que mon salaire augmente au même rythme que les prix des loyers mais je sais aussi que les slogans infantiles des manifestants ne permettront pas de changements radicaux.

Il s’agit d’un processus qui prend du temps et tout le monde peut le comprendre.

En deux semaines de manifestations, avez-vous entendu des propositions des protestataires pour faire évoluer les choses ? Non, car le seul but de ce mouvement est de faire tomber le gouvernement.

Une fois de plus, oui à la justice sociale, non à la manipulation !

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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 11:52

Ce slogan qui est scandé autour des tentes des protestataires contre les prix du logement m’a plu mais que se cache-t-il derrière ces manifestations ?

 

La manifestation de samedi soir dernier à Tel Aviv a rassemblé plus de 20.000 personnes sur le thème de la justice sociale, les protestataires réclamant une réforme gouvernementale permettant de baisser les prix des loyers et de l’achat de logements.

Mais cette manifestation légitime à laquelle auraient pu se joindre une grande partie de la population israélienne s’est rapidement transformée en manifestation anti-Netanyahou, soutenue par les medias israéliens, qui ne cachent pas leur opposition à tout ce que représentent le Premier ministre actuel et sa coalition.

Comment des députés de Kadima au pouvoir il y a seulement deux ans, peuvent manifester sans honte contre le gouvernement sur cette question ?

La difficulté pour un jeune couple d’acquérir un logement à un prix raisonnable ne date pas de l’arrivée de Netanyahou au pouvoir.

En lisant la presse israélienne, on a l’impression de vivre en Grèce, à la veille de l’écroulement économique du pays alors que les chiffres prouvent le contraire.

Le taux de chômage est le plus bas depuis 20 ans, Israël a réussi à éviter la crise économique mondiale et sans entrer dans les détails, le pays se porte plutôt bien sur le plan économique.

La grève des médecins, comme celle des assistants sociaux et des enseignants, il y a quelques mois, sont justifiées et on peut attendre encore d’autres mouvements de protestations mais transformer Netanyahou en ennemi des classes moyennes à cause des prix du logement, c’est totalement déplacé.

Ce mouvement qui commence à prendre de l’ampleur a été lancé par des militants de gauche, dont l’agenda politique est clair.

Israël a beaucoup de progrès à faire dans le domaine social, l’Etat doit régler rapidement des questions de premier ordre comme la place des citoyens Arabes, la question des clandestins africains, la crise du secteur médical, le système éducatif et je n’oublie pas que nous sommes toujours confrontés aux questions sécuritaires avec les Palestiniens, le Hezbollah, la Syrie et l’Iran.

Comme des milliers d’autres Israéliens, j’aimerai pouvoir m’acheter une maison mais je n’irai pas manifester contre le gouvernement en jouant le jeu de la gauche frustrée de ne pas être au pouvoir.

Les vrais problèmes de la société israélienne sont la conséquence de la politique des gouvernements depuis des dizaines d’années et pas de celle de Binyamin Netanyahou.

Oui à la justice sociale, non à la manipulation des masses !

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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 22:07

Le gouvernement aurait du offrir des fleurs aux militants pro-palestiniens venus manifester en Cisjordanie au lieu de les expulser.

 

Imaginez l’effet sur ces militants en grande majorité antisionistes si au lieu de se retrouver dans des prisons israéliennes, ils avaient été accueillis à l’aéroport avec des fleurs comme les touristes arrivés vendredi dernier, effrayés par les centaines de policiers venus à Ben Gourion pour empêcher l’arrivée en masse « d’ennemis d’Israël». Quel danger pouvait représenter pour Israël quelques centaines de gauchistes désœuvrés qui voulaient soutenir la cause palestinienne ? Ils sont venus pour crier au monde que la démocratie israélienne est un mythe et nous leur avons donné une estrade pour le dire, avec des images de policiers circulant dans l’aéroport comme si une menace terroriste planait sur le pays.

Imaginez qu’à la sortie de l’aéroport, des bus recouverts de drapeaux israéliens les ait emmenés à la Knesset pour y rencontrer des députés arabes avant de les déposer à l’entrée de Bethlehem ou ils auraient pu manifester leur soutien à la cause qui leur est chère ?

J’ai rencontré vendredi matin à l’aéroport un couple de militants communistes français qui effectuaient leur premier voyage en Israël et qui m’ont assuré qu’ils étaient en faveur d’une paix négociée. Est-ce vraiment un crime qui mérite d’être expulsés du pays ? Effrayés par de déploiement de forces de sécurité, ils me racontaient leur périple, en chuchotant de peur d’être repérés par un policier.

J’aurai tellement voulu qu’ils aient une autre image d’Israël, celle d’une démocratie qui ne craint pas que des touristes viennent manifester sur son sol mais si les autorités de ce pays savaient vendre une bonne image d’Israël, on en aurait entendu parler depuis longtemps.

Après avoir brillamment réussi à mobiliser la communauté internationale pour empêcher la nouvelle flottille de se diriger vers Gaza, Israël n’a pas pu résister au plaisir de s’offrir des reportages hostiles et des images dignes des républiques bananières. Un ami m’a suggéré qu’Israël aurait du les emmener visiter Yad Vachem, un autre de les envoyer dans la bande de Gaza pour rencontrer les « démocrates » du Hamas, mais finalement ils ont visité nos prisons, ça leur donnera surement envie de défendre mieux la cause d’Israël quand ils rentreront dans leurs pays…

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3 juillet 2011 7 03 /07 /juillet /2011 12:42

 

Pour la première fois, les Français d'Israël se mobilisent pour une cause humanitaire en se rassemblant le 14 juillet devant les bureaux de la CICR à Tel Aviv pour demander à la Croix-Rouge d'exiger des preuves de vie de Gilad Shalit

 

Un débat secoue la société israélienne sur un éventuel accord avec le Hamas qui permettrait de libérer Gilad Shalit.

Une majorité des Israéliens, 63% selon un sondage récent, sont en faveur de la libération des prisonniers palestiniens que réclame le Hamas pour ramener Gilad à la maison.

Plusieurs personnalités, dont plusieurs anciens responsables sécuritaires, appellent le Premier ministre Netanyahou a accepter cet échange tandis que depuis un an, les parents de Gilad, se sont installés dans une tente face à la résidence du Premier ministre pour faire pression en ce sens.

Netanyahou comme Ehud Barak et les responsables des services de sécurité israéliens en poste s'opposent à cet échange et ils ont leurs raisons.

Une partie de l'opinion craint que la libération de centaines de terroristes contre un soldat entraîne de nouveaux attentats et d'autres enlèvements de soldats, afin d'obtenir encore plus de prisonniers.

Le seul point sur lequel il n'y a pas de débats, c'est le désir de tout un peuple de voir Gilad Shalit de retour dans sa famille.

Cinq ans depuis que sa vie et celle de sa famille s'est arrêtée et rien ne permet d'être optimiste.

Le dernier signe de vie du jeune soldat date d'octobre 2009, depuis, le silence...

Les Français d’Israël qui participent souvent à des manifestations de droite ou de gauche, peuvent se réunir sur un message en faveur de notre compatriote.

Nous voulons que la Croix Rouge exige et obtienne des preuves de vie de Gilad Shalit.

Alors que les deux journalistes français, otages en Afghanistan ont été récemment libérées, nous, Franco-israéliens pensons à Gilad Shalit.

Plusieurs manifestations en sa faveur se sont déroulées en France à l'occasion du cinquième anniversaire de sa capture, il est temps de faire entendre notre voix.

Alors que les français dans le monde entier et en Israël célébreront la fête nationale, nous voulons rappeler qu'un citoyen français ne boira pas de champagne ce 14 juillet.

Avant de se retrouver dans les réceptions à Tel Aviv et Jérusalem, nous serons présents aux cotés de la famille Shalit pour demander à la Croix Rouge d'exiger un signe de vie de Gilad et surtout pour réclamer sa libération immédiate.

Le rassemblement en faveur de Gilad Shalit se déroulera le 14 juillet à Tel Aviv devant la CICR au 185 Rehov Hayarkon à Tel Aviv à partir de 15h.

Venez nombreux !

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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 19:22

Un an avant les élections pour le poste de député qui va entre autre représenter les français d’Israël, le ton a déjà dérapé.

 

Comme beaucoup de personnes, j’ai reçu un mail de Philippe Karsenty, l’un des quatre candidats à ce poste qui menace d’être « sans pitié pour ceux qui colporteront et répercuteront les mensonges de Valérie Hoffenberg ».

Petite explication : quatre personnes se présentent pour la 8e circonscription, qui regroupe les électeurs vivant en Israël, Italie, Grèce, Malte, Chypre, Saint Marin et le Vatican.

Daphna Poznanski, la seule candidate vivant en Israël, qui est connue pour son militantisme au sein de l’ADFI et comme représentante des français de l’étranger depuis des années, représente le Parti socialiste.

Valérie Hoffenberg, de l’UMP, ancienne directrice de l’AJC (American Jewish Commitee) est une proche du président français Nicolas Sarkozy qui l’a nommée représentante spéciale de la France pour le processus de paix.

Gil Taieb, fondateur de l’ASI (Association de soutien à Israël), président de l’ABSI-Keren Or, militant communautaire depuis des années au sein de diverses associations se présente sans étiquette politique.

Philippe Karsenty, adjoint au maire de Neuilly, s’est fait connaitre au sein de la communauté juive pour son combat quasi obsessionnel contre Charles Enderlin, dans l’affaire Al Dura, sur laquelle, je ne reviendrai pas dans ce post.

Le ton du mail de Philippe Karsenty a choqué beaucoup de monde mais bizarrement, la presse locale au lieu de rejeter ce texte, qui menace ses adversaires politiques, l’a publié sur de nombreux supports. « Ceux qui apporteront leur soutien à Valérie Hoffenberg seront mis sur le même plan qu’elle. Je comprends que certains, ou certaines, aient besoin de gagner leur vie. Qu’ils fassent leur travail proprement. », affirme le candidat, qui n’en est pas à ses premières menaces.

Il a dans le passé insulté en termes que je n’ose reproduire des personnes qui mettaient en doute sa version de l’affaire Al Dura. Comment peut-on rester silencieux face à ce déluge de haine et de menaces ?

Dans un texte intitulé « Pas une voix juive pour Hoffenberg », le site Drzz.info laisse entendre qu’elle est dans le moule du Quai d’Orsay car elle y travaille. Cette femme qui se bat au sein d’une administration réputée pro-arabe pour les intérêts d’Israël est critiquée par des gens dont le militantisme communautaire est inexistant. Parole Volée, qui soutient la candidature de Karsenty, la qualifie de « juif de cour » et de « pro-palestinienne », tandis que Daphna Poznanski « traîne les casseroles de l'antisionisme avéré de la gauche française », un comble pour cette femme vivant à Tel Aviv et qui a toujours été à la pointe du combat pour la défense de son pays.

Quand à Gil Taieb, on lui reproche dans un autre article son silence sur la présence de membres de J Call lors de manifestations du CRIF, alors que Drzz (encore eux) le traite de mesquin et de voleur.

Je comprends que l’extrême droite appelle à voter Karsenty et je pense que les trois autres candidats doivent s’en féliciter mais le niveau des attaques est tombé si bas, que je ne comprends pas le silence des médias face aux menaces du seul candidat qui n’a pourtant aucun passé communautaire contrairement à ses adversaires.

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 22:28

La dérive de certains discours au sein de la communauté française d’Israël est inquiétante et il est temps de la dénoncer

 

Deux phénomènes nouveaux m’ont interpellé récemment dans les discours tenus sur certains sites francophones israéliens.

Le premier est la multiplication des propos racistes, haineux et souvent d’une vulgarité extrême.

Ayant été insulté en termes trop crus pour être répétés sur mon blog pour avoir osé exprimer des idées différentes, j’en ai profité pour jeter un œil sur les sites d’extrême droite qui sous couvert de défense d’Israël en profitent pour délégitimer toute idée libérale et humaniste. 

Le site de propagande d’extrême droite Israël Actualité (ex Aroutz 7) est une tribune des idées kahanistes et n’hésite pas à attaquer tous ceux qui dans les institutions de l’Etat osent agir de manière différente que ce que prônent ses rédacteurs.

Religieux et laïcs, de droite comme de gauche, personne n’échappe à la plume acerbe des responsables du site, qui s’affirme étonnamment comme un site d’informations… 

Autre site, Parole volée qui se veut satirique donne la parole à un certain Charles Dalger qui y publie un texte qui pourrait lui valoir la prison.

Extrait : « Il n'y a pas de camp de la paix en Israël. Il y a des collabos avec nos ennemis nazislamistes… Osons abattre quelques une de ces ordures propagandistes ». 

Oui, vous avez bien lu, sur un site qui veut défendre Israël, on lit qu’il faut abattre des Israéliens de gauche…Ses propos orduriers sur le président de l'Etat, Shimon Peres ne méritent même pas d'être cités dans ce post.

Sur le même site, Pat Quartier, Rabbin Dchok et autres pseudos du même acabit continuent au quotidien d’insulter tous ceux qui osent exprimer des idées différentes que les leurs.

Un texte particulièrement virulent sur Parole volée, m’a laissé sans voix et m’a rappelé les pires périodes de notre histoire.

Extrait : « …ce lot de racailles, des animaux très dangereux, pensez donc, une espèce unique de « rats zélés » électrisés au Coran sur le fil des barrières… »

Aujourd’hui pour Yom Yeroushalayim, j’ai eu l’occasion comme journaliste de suivre la marche des jeunes traditionnelle (Rikoudgalim) entre le quartier de Cheikh Jarrah et le Kotel.

Au départ, un petit groupe de kahanistes sont venus insulter des manifestants de gauche, opposés à la présence juive dans le quartier.

Deux juifs portant la kippa se faisaient face, se traitant respectivement de traitre et de fasciste.

Un policier me poussant brutalement m’a demandé de ne pas rester au milieu et je lui ai dit justement que c’était ma place comme journaliste mais aussi comme juif, vu que je ne m’identifiais à aucun de leurs « discours ».

       

Autre phénomène que je ne comprends pas, celui des Juifs de France qui veulent donner des leçons aux dirigeants israéliens.

Après avoir critiqué les signataires de JCall pour oser s’exprimer sur ce que devrait être la politique d’Israël, d’autres juifs français ont crée Raison garder pour donner à leur tour des conseils mais de droite, donc légitimes…Vous comprenez quelque chose, vous ?

Personnellement, j’adhère plus facilement au discours de Raison Garder, mais si  Shmouël Trigano et Raphaël Drai ont le droit de s’exprimer, Alain Finkelkriaut et BHL aussi.

Et puis, il y a les amis non-juifs qui sous prétexte de défendre « la cause » nous dispensent des leçons en permanence et sont encensés par une presse communautaire, notamment Le Petit hebdo.

Les discours de Guy Millière, Michel Garroté et autres Alexandre del Valle sont à mon sens dangereux et souvent carrément racistes. Avons-nous vraiment besoin de tels amis d'Israël ?

Pas étonnant qu’ils soient si souvent les invités de Metulla News Agency, qui est à une agence de presse, ce qu’est une contrefaçon à un sac de marque.

Nous avons suffisamment d’extrémistes, nous n’avons pas besoin d’en importer de nouveaux.

Les franco-israéliens sont encore imprégnés des discours de leurs maîtres disparus, Manitou, André Neher, Avraham Livni, Rav Moché Botchko et d’autres, qui savaient défendre leurs idées sans mépriser celles des autres et en restant dignes, humanistes et fidèles au message de la Torah.

(Je n’ai cité que des maîtres disparus pour ne pas vexer des vivants que je risque d’oublier mais je sais qu’il reste encore des rabbins et des penseurs d’origine française qui suivent cette ligne de tolérance et d’ouverture d’esprit.)

Alors, à ceux qui n’ont qu’insultes et quolibets à la bouche pour défendre leurs idées nauséabondes, à ceux qui diffusent la haine du prochain, à ceux qui soutiennent la violence et aux racistes de tout bord, je dis clairement : vous êtes bruyants, mais vous êtes minoritaires et vous allez le rester !

 

 

 

 

 

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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 16:42

On célèbre demain le 44e anniversaire de la réunification de Jérusalem et je me pose la question de savoir que nous réserve l’avenir pour cette ville. 

 

Comme chaque année, des dizaines de milliers d’adolescents sionistes religieux vont se diriger en dansant vers le Kotel, le maire de la ville va faire des déclarations pompeuses sur l’importance de la réunification et des cérémonies vont rappeler le sacrifice des soldats tombés pour libérer la ville.

Au même moment, le reste du pays va continuer de vivre la routine habituelle, sans se soucier de ce qui se passe dans la capitale.

Pour beaucoup de gens, la réunification signifie la possibilité de se rendre au Kotel librement, ce qui n’était pas possible sous l’occupation jordanienne, pour plus de 200.000 israéliens, la réunification signifie un logement dans un des douze quartiers construits après 1967 dans la partie orientale de la ville, mais la question à l’ordre du jour est l’avenir de cette réunification.

Le Premier ministre Binyamin Netanyahou comme ses prédécesseurs ne cesse de rappeler que Jérusalem ne sera plus jamais divisée et que le rêve palestinien d’une capitale à Jérusalem-est restera un rêve mais qu’en est-il sur le terrain ?

Les associations militant pour la judaïsation de la ville achètent des maisons en toute légalité mais doivent affronter l’hostilité de leurs voisins arabes et de l’extrême gauche israélienne.

Certains rappellent que donner des droits aux juifs dans les quartiers arabes sous prétexte de titres de propriété datant d’avant 1948 risque d’amener les anciens habitants arabes des quartiers juifs à réclamer leurs droits, ce qui en soi n’est pas illogique.

Plus de 250.000 arabes vivent dans les frontières municipales de la ville, la plupart ayant refusé la citoyenneté israélienne qui leur a été offerte par les autorités.

Le mot « paix », en hébreu et en arabe est une des composantes du nom de la ville de Jérusalem et aucune paix valable ne pourra se faire sans un accord sur Jérusalem.

Je dois avouer humblement que je n’ai pas de solutions à proposer mais je voulais vous faire partager mes sentiments en cette veille de Yom Yeroushalayim.

J’adore cette ville ou j’ai vécu certains des plus beaux moments de ma vie.

Je me souviens de l’arrivée de Charansky au Kotel après sa libération du goulag, de l’appartement que je partageais avec un ami en plein centre ville, des pelouses de l’Université hébraïque, de soirées à la Moshava, de concerts à la Piscine du Sultan en bas de la vieille ville, des nuits de Shavouot quand on se rendait à pied au Kotel, du Mahon Hizkiyahou, de mon mariage, de la naissance de ma fille, de la bar- mitsva de mon fils, des centaines de reportages dans les différents quartiers de la ville…

Je continue d’aimer aller au shouk, à la Knesset, au musée d’Israël, à Mamilla, Mishkenot Shaananim, Nahlaot, Nahalat Shiva, le quartier chrétien de la vieille ville, j’en passe et des meilleurs.

J’ai un sentiment d’appartenance à cette ville et je suis heureux de pouvoir vivre ce que mes ancêtres ont rêvé pendant deux mille ans, en répétant « l’an prochain à Jérusalem », mais ce qui me serre le cœur est de ne pas savoir de quoi sera fait vraiment l’an prochain à Jérusalem…

 

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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 11:31

Un ami me disait récemment qu’il y avait plus d’auteurs que de lecteurs, déplorant le fait que de moins en moins de gens lisent des livres

 

A l’approche du 2e Salon du livre des auteurs israéliens de langue française, que j’ai le privilège de co-organiser, je voulais vous parler de deux livres qui méritent d’être mis en avant.

 

 « Coccinelle » est le récit d’une jeune femme qui raconte quatre jours de sa vie pendant lesquels sa petite sœur est entre la vie et la mort et durant lesquels elle se remet en question.

La force de cet ouvrage est qu’il place le lecteur face à ses propres interrogations sur la vie et sur la mort mais aussi sur les liens de famille, le rapport au monde et les responsabilités d’adulte.

On n’a pas besoin de connaitre ni l’auteur, ni sa sœur dont on ne sait pas  précisément la raison de sa mort, pour s’immerger totalement dans le texte bouleversant que nous offre Elizabeth Haïk, car ce récit est universel.

 « Coccinelle » se lit d’une seule traite et nous fait voyager à travers nos sentiments, nos peurs et nos souvenirs.

C’est un cri d’amour et une ode à la vie malgré la tragédie qui forme l’ossature de l’ouvrage.

Je vous offre un extrait : « Lorsqu’on pénètre dans la chambre, il flotte une atmosphère palpable d’amour immense, de douceur et de douleur. A travers l’amour que nous lui portons, nous communiquons comme jamais nous n’avions su le faire auparavant. Un état de grâce véritable, une fusion nouvelle entre nous tous, dont bientôt, aussi étrange que ça puisse paraître, nous aurons la nostalgie. »

Nostalgie de notre enfance, des souvenirs perdus même des plus difficiles, « Coccinelle » saura toucher chacun de ses lecteurs car il parle de chacun de nous.

L’auteur dont c’est le premier ouvrage publié a déjà écrit un roman qui attend un éditeur et termine le tournage d’un film attendu sur son grand oncle, le producteur français Jacques Haïk, l’homme qui a construit le Rex et l’Olympia et que l’histoire a oublié.

Le livre est disponible dans les bonnes librairies et sur Amazon dès le 25 mai.

 

L’ancien correspondant de Libération en Israël et traducteur de plusieurs livres en hébreu (« Beaufort »), Jean Luc Allouche sera présent à la deuxième édition du Salon du livre de langue française, qui se tiendra le 25 mai à Jérusalem.

Il signera son ouvrage, « Les jours redoutables, Israël-Palestine : la paix dans mille ans » (Denoël, 2010) qui est le récit de ses trois années passées en Israël. Avec humour et sensibilité, Jean-Luc Allouche nous raconte sa vision du conflit mais aussi la vie quotidienne des Israéliens et Palestiniens.

Beaucoup de journalistes publient un livre sur le conflit israélo-palestinien mais cet ouvrage est différent car il part d’un point de vue très personnel, celui d’un journaliste juif, hébraïsant et qui connait bien ce pays.

Ses descriptions savoureuses des différents milieux qu’il côtoie durant son séjour, que ce soit coté palestinien, israélien ou parmi les expatriés nous ouvrent une fenêtre sur un monde attachant dans lequel l’auteur n’hésite pas à se dévoiler de manière très personnelle.

 

Plus de vingt personnes, députés, universitaires, journalistes, historiens, diplomates et écrivains ont accepté de participer à des tables rondes durant ce Salon.

Des dizaines d’auteurs israéliens de langue française seront présents durant cette journée et je vous invite à nous rejoindre pour cet événement culturel au Centre Menahem Begin, à Jérusalem, le 25 mai entre 12h et 21h.

Et puis pour ceux qui ne peuvent pas venir, lisez des livres ou écrivez-en si vous n’avez pas la force de lire…

 

 

  

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