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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 19:25


Zizou qui a annoncé qu’il se rendra à Gaza en mars prochain dans le cadre d’une mission de l’UNICEF veut « rendre le sourire aux enfants de Gaza qui ont tellement souffert des actes de violence israéliens ».

Le footballeur n’a pas précisé s’il comptait se rendre à Sderot pour rendre le sourire aux enfants israéliens, mais a précisé « qu’il fera tout ce qui est son pouvoir pour ces enfants palestiniens ».

Lors de la célèbre finale de la coupe du monde où Zidane avait réagi aux insultes du joueur italien Materazzi par un coup de boule, plusieurs sites antisionistes n’avaient pas hésité à comparer le geste du footballeur français à la réaction d’Israël aux « provocations » du Hezbollah avant le déclenchement de la seconde guerre du Liban par Israël en été 2006.

Zidane dont la carrière a pris fin sur un coup de boule, a du penser qu’en en donnant d’autres, il pourrait revenir à la une de l’actualité.

Footballeur, certes, mais « homme de paix » avant tout, Zidane n’a pas hésité à balancer quelques clichés dont je vous confie la teneur :

« Israël doit comprendre que la paix avec les Palestiniens et la création d’un état palestinien indépendant est la solution pour les deux pays afin qu’il n’y ait plus d’innocents civils qui paient le prix de la guerre ».

Les mauvaises langues disent que c’est une des plus longues phrases qu’il ait jamais prononcé en public… 

Correction, c'est un canular...
http://www.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1259831457071&pagename=JPost%2FJPArticle%2FShowFull 

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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 22:58

La décision du Premier ministre Binyamin Netanyahou de geler la construction en Judée-Samarie (Cisjordanie) a été bien accueillie par l’administration américaine et la gauche israélienne.

Les Palestiniens, pas dupes, ont rejeté cette proposition arguant du fait que cette mesure ne les rapproche en rien de la création d’un état palestinien, ce qui est tout à fait exact.

Pourquoi le fait d’arrêter les nouveaux projets de construction pendant 10 mois (pourquoi 10 et pas 9 ou 13 d’ailleurs?) devrait faire avancer la cause de la paix ?

Des milliers de logements sont en construction, Barak a autorisé le lancement de 28 nouveaux projets d’édifices publics, qui croit que ces dix mois de gel partiel vont changer la donne dans la région ?

Et puis, il faut écouter la droite israélienne qui affirme à juste titre que si certaines implantations ne seront jamais sur la table des négociations, pourquoi arrêter d’y construire ?

Le Gush Etzion ou vivent 60.000 juifs pour 12.000 palestiniens ne sera jamais évacué, même les artisans de l’Initiative de Genève l’ont admis, alors pourquoi empêcher ses habitants d’agrandir leurs maisons ? (la construction d’un nouvel étage à une maison existante ne sera pas permise pendant les dix mois à venir).

Certains expliquent ce geste de Netanyahou comme un signe de bonne volonté envers les Américains, mais quelqu’un imagine vraiment que dans dix mois, le président Obama donnera son feu vert à la construction dans Yesha, ce qu’aucun de ses prédécesseurs n’a jamais fait depuis 1967 ?

D’autres expliquent que ce geste va obliger les Palestiniens à revenir à la table des négociations, mais l’Autorité palestinienne a déjà rejeté cette idée.

Alors, pourquoi ce gel ? Peut-être pour prouver au monde qu’il n’y a aucune chance de parvenir à un accord avec les Palestiniens.

« Vous voyez » dira Netanyahou, « on a tout essayé, même le gel et pourtant ils refusent de négocier ».

Ce genre de cynisme politique, je dois avouer, me déplait profondément et j’aurai de loin préféré un gouvernement qui prend de véritables décisions courageuses plutôt que de se moquer à la fois des Américains, des Palestiniens et surtout des Israéliens qui au final ont voté pour Bibi et pas pour Obama.

Une dernière réflexion, Bibi devait rencontrer ce mardi les dirigeants de Yesha mais son médecin ne lui a pas permis, il a pris froid…

 

  

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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 14:18
U.S. President (then Senator) Barack Obama with Avner Shalev in the Hall of Names 23/7/2008

Je viens de recevoir un mail m’invitant à couvrir la visite du président du Costa-Rica à Yad Vachem.

Le Dr. Oscar Rafael de Jesus Arias Sanchez  va comme tout invité officiel de l’Etat d’Israël faire un tour au mémorial de la Shoah, passage obligatoire organisé par les autorités israéliennes.

L’idée principale est apparemment de justifier l’existence de l’Etat d’Israël crée après la Shoah afin de servir de refuge aux juifs menacés de persécutions dans la diaspora.

La création de l’Etat d’Israël n’est pas une conséquence de la Shoah mais provient du rêve bimillénaire du peuple juif de revenir sur sa terre et des efforts du mouvement sioniste depuis le XIX éme siècle pour faire admettre ce droit à la communauté internationale.

Montrer au monde l’image de la Shoah comme justificatif de l’existence de l’Etat d’Israël est à mon avis une erreur stratégique.

Si le monde nous acceptait en diaspora, l’Etat d’Israël pourrait-t-il cesser d’exister ?

Pourquoi les invités officiels de l’Etat ne sont pas conviés à se rendre devant le Kotel, dernier vestige du Temple de Jérusalem, vers lequel les pensées des juifs du monde entier ont été tournées au fils des siècles ?

Pourquoi ne pas les amener à Tel Aviv, première ville hébraïque moderne, construite sur les dunes désertes de la Mer méditerranée pour accueillir les émigrés juifs d’Europe de l’Est puis du reste du monde ?

Pourquoi le peuple juif doit-il montrer les pires souvenirs de son histoire pour obtenir une reconnaissance de son Etat ?

Avons-nous vraiment besoin que les chefs d’état du monde entier rallument la flamme éternelle de Yad Vachem et versent une larme de circonstance devant les photos des camps de la mort ?

Si Israël ressent le besoin de se justifier d’exister, il faut mieux à mon avis, montrer aux représentants de la communauté internationale l’Israël moderne qui reste attaché à ses racines.

Une demi-journée passée entre la vieille ville de Jérusalem, le département de recherche de l’hôpital Hadassah et l’Université hébraïque de Jérusalem seraient sûrement bien plus parlants que la visite habituelle à Yad Vachem.  

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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 09:56

Expérience étonnante de visiter pour la première fois le Mont du temple.

 

Invité par le rabbin Elbaum du Mouvement pour la reconstruction du Temple, je me suis rendu pour la première fois de ma vie sur le site le plus sacré du judaïsme.

Je dois préciser que je m’y suis rendu dans un cadre professionnel, dans le but de préparer un film documentaire sur ce lieu qui attise les passions.

Le rav Elbaum, un spécialiste, fait le guide et explique aux participants, tous juifs orthodoxes, l’histoire du site.

Je ne m’y étais jamais rendu car mes rabbins l’interdisent mais j’ai décidé que pour les besoins de ce film, je pouvais me reposer sur les avis rabbiniques nombreux qui autorisent de s’y rendre.

Durant toute la visite, des policiers israéliens nous ont accompagnés afin de vérifier que personne ne prie, car les juifs n’ont pas le droit de prier sur le Har Habayit…

Quelques insultes des musulmans présents (« allez au diable », « l’enfer vous attend ») ont égayé notre séjour  mais deux choses m’ont particulièrement marqué.

La première c’est que des enfants jouaient au foot sur l’esplanade, devant la mosquée El Aksa, ce qui m’a paru choquant.  

Quand on sait que lorsqu’un Premier ministre israélien ou n’importe quel juif se rend sur cette esplanade, le monde musulman se lève comme un seul homme contre ce « sacrilège », on est en droit de se demander pourquoi un match de football n’est pas un sacrilège du 3éme lieu le plus saint de l’islam, non ?

Vous imaginez des enfants jouer au foot devant le Kotel ? Ou devant le Vatican ?

Mais le plus amusant a été indéniablement l’un des participants de cette visite, un rabbin du Shomron, qui pour pouvoir se prosterner face au lieu ou se tenait le Temple, a fait semblant de tomber par terre à deux reprises, trompant ainsi la vigilance des policiers et du responsable du Wakf qui suivaient d’un œil inquiet cette excursion.

Les cheveux encore humides du mikvé dont il venait de sortir, les péot au vent, une immense kippa blanche tricotée sur son crâne, le rabbin A. se réjouit d’être « monté sur le Har Habayit ».

« Bientôt, on pourra apporter des sacrifices », ajoute-t-il l’air extatique, aveuglé par sa foi qui ne lui permet apparemment pas de voir comme le peuple juif est loin de la reconstruction du Temple à laquelle il appelle de ses vœux.

    

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