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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 19:09

Dans la dernière édition du P’tit hebdo, son directeur, Avraham Azoulay interroge une jeune femme française,  candidate pour devenir membre du comité central du Likoud et lui demande d’expliquer « le réveil (politique) de la communauté francophone ».

Franchement, cette question me surprend. De quel réveil politique parle-t-il ?

Depuis 25 ans, j’ai vu des branches francophones dans tous les partis existants sauf peut-être dans les partis arabes.

Je me souviens de meetings rassemblant des dizaines de francophones sous l’égide du Likoud francophone mais aussi au sein du PNR, du parti travailliste, du Ihoud Leoumi, de Shass, sans oublier les tentatives nombreuses au niveau municipal, notamment à Jérusalem, Netanya et Ashdod.

Le P’tit Hebdo a décidé de soutenir les initiatives récentes d’anciens Olim de France de rentrer en politique, comme Emmanuel Navon, candidat à la députation au Likoud, la nouvelle branche francophone d’Israël Beteinou et le groupe réuni autour de Nathalie Garson pour entrer au comité central du Likoud.

Je n’ai rien contre le fait que ces gens veuillent faire de la politique, je comprends l’intérêt des partis à obtenir des voix de la communauté francophone mais quel est l’intérêt des francophones ?

Les français d’Israël ont-ils besoin d’une représentation politique ? La présence de français au sein du comité central du Likoud depuis des années, a-t-elle apporté quoi que ce soit à la communauté française ?

La comparaison avec les Olim de l’ex-URSS n’a pas lieu d’être, ils sont plus d’un million pour moins de 50.000 Olim de France vivant en Israël.

Vous allez me dire que mon chiffre est en dessous de la réalité mais faisons rapidement le compte : depuis 1948, 80.000 juifs de France ont fait leur aliya dont 30% sont repartis plus ou moins, sans compter les décès, ce qui fait pas plus de 50.000 personnes, en majorité parfaitement bien intégrés à la société israélienne et votant pour les intérêts du pays comme tous les autres israéliens. 

Les Olim belges, suisses, canadiens francophones et luxembourgeois représentent un pourcentage minuscule de l’Aliya et ne me faite pas croire que les 400.000 juifs francophones venus du Maghreb dans les années 50 sont intéressés par des français au Likoud ou à Israël Beteinou.

Un seul député Olé de France a siégé à la Knesset (Samuël Flatto-Sharon) et la communauté française du pays en paie encore le prix dans les émissions satiriques.

On trouve des français d’Israël dans les universités, les hôpitaux, l’administration, la recherche, le high-tech, le commerce, les lettres, les arts en général et pas en politique, mais faut-il le déplorer ? Le débat est ouvert…

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pierrot ermite des routes du K...anada 14/12/2010 22:41


UN NOUVEAU DOCUMENTAIRE
MON AMI PIERROT, LE DERNIER HOMME LIBRE

www.enracontantpierrot.blogspot.com
www.reveursequitables.com
pierrot@reveursequitables.com


Pierre Rochette : l’ermite des routes allume les coeurs
Par Daniel Deslauriers
Depuis trois ans, Pierre Rochette pourchasse les rêveurs partout où il
passe.
« Je suis comme l’allumeur de réverbères du Petit Prince », ditil.
«
J’allume la flamme enfouie dans le coeur des gens que je rencontre
en les incitant à vivre leur rêve. Je vais là où il y a des rêveurs.
Chaque fois que je rencontre quelqu’un, je lui demande : connaistu
quelque part un grand rêveur? »
Pour cet homme à l’allure singulière, chaque humain possède en lui
une petite bougie qui mérite d’être allumée et nourrie. Par peur ou
par conformisme bien souvent, les gens passent à côté
d’expériences merveilleuses, selon lui. « Je suis assoiffé de
contribuer à une nouvelle vision : un pays « oeuvre d'art » où chaque
citoyen, en rêveur équitable, prend soin de la vie privée de l’autre
sans intérêt personnel caché. Imaginez la fête quand toutes ces
chandelles illumineront le pays. »
Tournant décisif
Il n’a fallu qu’un seul regard, un simple sourire, pour le convaincre de
tout abandonner encore une fois et de prendre la route.
« Complètement édentée, c’est probablement l’une des femmes les
plus laides que j’ai rencontrées, mais il y avait plus d’amour dans ce
regard que dans tout ce que j’avais pu écrire. » De là est née l’idée
de faire le tour du Québec à pied pour écouter les gens et les aider à
réaliser leur rêve.
Avec son bâton de pèlerin, sa vieille guitare et son sac à dos, le vieil
homme à la barbe blanche a traversé le Québec plusieurs fois. Il a
dormi sous des ponts, dans des fossés et sur des congélateurs. Il
mange quand il le peut sans demander quoi que ce soit. « Je me
nourris de toutes ces rencontres avec ces milliers de gens qui
partagent leur histoire avec moi », ditil.
« Un jour, j’ai rencontré un homme qui sautillait sur place et agitait les
bras comme un fou. Je lui ai demandé pourquoi il bougeait sans arrêt
et quel était son rêve. Il m’a répondu : je veux faire un métier qui va
me permettre de bouger sans cesse. Je l’ai croisé à nouveau sur ma
route, peu de temps après, il était devenu éboueur. Quel beau métier
pour cet homme qui avait un rêve. »
Documentaire
Cette aventure a inspiré la production d’un documentaire de 50
minutes (voir démo au www.enracontantpierrot.blogspot.com). Avec
des moyens de fortune, deux jeunes finissantes en journalisme de
l’Université de Montréal, Véronique Leduc et Geneviève VézinaMontplaisir,
l’ont suivi sur la route pendant deux ans. « Je l’ai
rencontré par hasard en octobre 2007.
Il avait dormi sur la galerie de la salle de spectacle de mon copain à
Lavaltrie », explique Véronique Leduc. Au début, je l’ai trouvé bizarre.
On a jasé un peu, puis il a sorti sa guitare. J’ai été captivé par son
histoire et l’idée d’un documentaire a germé tout de suite. »
« Bien sûr, Pierrot ne fait pas l’unanimité auprès de tout le monde »,
explique Véronique. « Son choix de vie, c’est un peu égoïste dans un
sens, mais, en même temps, il est tellement tourné vers les autres.
C’est un personnage très attachant. »
Présenté en avantpremière
au théâtre Le Patriote de SainteAgathedesMonts
le 30 octobre, Pierrot : Le dernier homme libre s’amène au
Café Qui fait quoi du 3428, rue StDenis,
à Montréal le 4 décembre à
20 heures (entrée 10$).
« À 61 ans, je suis hanté par le succès de ces filles. En même temps,
je suis complètement déstabilisé parce que le film porte sur moi. J'ai
besoin que la salle soit pleine, pour elles, mais j'aimerais aussi
m'enfouir 10 pieds sous terre, par trop de fragilité. »
Au service des autres
Son aventure lui a inspiré plus d’une centaine de chansons depuis le
début de son vagabondage. « Je me suis inspiré de la vie de tous
ces gens que j’ai rencontrés au fil de mon voyage. »
Pierrot le vagabond est formel : la souffrance est nécessaire pour
remplir son coffre à outils. Plus on souffre et plus notre coffre à outils
s’enrichit.
« C’est aussi le message que je veux transmettre. En fait, si j’ai une
seule crainte, c’est celle de ne pas avoir assez servi. Je ne suis pas
libre parce que je travaille. Dans les épreuves comme dans
l’abondance, il faut s’occuper du rêve des autres. »
Et puis d’un seul trait, après deux heures d’entrevue, Pierrot range sa
guitare et ses souvenirs. « Je dois reprendre la route », ditil
sans
prévenir. « Il y a d’autres rêveurs qui attendent… »

L’homme derrière le vagabond…
Par Daniel Deslauriers
Fou ou génie? Une chose est sûre : ce vagabondpoète
ne laisse
personne indifférent. Son parcours de vie est à l’image des routes
qu’il arpente jour et nuit : tortueux et imprévisible.
Originaire de La Tuque, il a grandi à quelques rues du grand Félix
Leclerc. « Mon père a été le premier, au Canada, à ouvrir une station
de télévision communautaire dans les années ‘60 », explique cet
ermite des routes. L’expérience a mal tourné. Ruiné et sans le sou, il
confie son fils aux frères du Collège Jean de Brébeuf à Montréal.
« Je peux me vanter d’avoir été le seul pauvre à étudier dans ce
collège en échange d’un peu de travail », ditil
avec un grand rire.
Plus tard, il enseignera la philosophie au Conservatoire de musique
de Montréal avant de se consacrer corps et âme à la musique. Il
fonde le groupe Les Contretemps, puis ouvre la boîte Les Deux
Pierrot dans le VieuxMontréal
et chante un peu partout dans le
monde (Afrique, Allemagne, France et Japon). « Je n’ai jamais
manqué de travail », précise Pierre Rochette avec une certaine fierté.
Libre comme l’air
Mais, l’appel de la liberté le tenaille sans cesse. Et puis, à l’aube de
ses 50 ans, en plein spectacle et au beau milieu d’une chanson de
Jacques Brel, il quitte la petite scène de l’Auberge La Calèche à
SainteAgathedesMonts
en disant :
Tabarnack,
laissezmoi
partir!
« Il nous restait encore trois ans de contrat », explique l’imprévisible
Pierrot. « Je ne suis jamais remonté sur scène. »
Son partenaire de scène, Denis Lamarre, ne lui en veut pas.
Ensemble, ils ont fait plus de 3 000 spectacles au Québec et chanté
devant plus d’un million de spectateurs pendant les 18 ans de leur
association. « Pierrot est un homme sans attaches », ditil.
« Il a
toujours insisté pour serrer la main de tous les spectateurs présents.
C’est un homme généreux, tourné vers les autres, mais qui veut
rester libre dans toutes les facettes de sa vie. »
Il donne ensuite sa maison, ferme ses comptes de banque et
distribue tout son argent. Il laisse derrière lui ses trois enfants, issus
de trois unions différentes, et bon nombre d’amis dans son village
d’adoption, ValDavid,
où il a été conseiller municipal avant de faire la
chasse aux gourous (Médecins du Ciel) dans une saga qui a
alimenté les médias pendant plusieurs mois en 1995.
Assoiffé de connaissances
« J’ai quitté la maison en laissant la porte ouverte avec, comme
seules possessions, les vêtements que je portais et ma vieille guitare
Yamaha. »
Il s’enferme ensuite, sept jours sur sept, dans une bibliothèque de
Victoriaville pour « raffiner sa culture générale » et « trouver sa place
dans la littérature mondiale. » Assoiffé de connaissances, il lit
régulièrement une dizaine de livres en même temps en commençant
toujours par la fin. Avec une maîtrise sur le rire en poche, il prépare
maintenant un doctorat en intelligence collective.
Le squatter, qui sommeille en lui, s’installe ensuite au soussol
d’une
librairie alternative de cette ville. Entouré de livres, il dort sur une
table. Il termine alors l’écriture du premier tome (Monsieur 2.7K) de
sa trilogie. Son oeuvre compte plus de 3 000 pages. Depuis quelques
jours, ce premier tome est disponible gratuitement sur le web à
l’adresse qui apparaît plus bas.
« Je suis un homme choyé. J’ai eu de bons parents et de bons
partenaires de spectacle. Il insiste pour parler de son partenaire
actuel, Michel Woodard, un vieil ami chansonnier qu’il a retrouvé
après 35 ans de silence. Avec lui et sa conjointe Marlene Aud, ils ont
décidé de réseauter tous les « rêveurs équitables » de la planète et
organisent, de façon ponctuelle, des rencontres avec le public. Un
site internet a été créé dans cette foulée (
www.reveursequitables.com)

merciiiii
vive la francophonie
et notre langue francaise

Pierrot
ermite des routes


Nathalie Garson 06/08/2010 14:32


Mon cher Michael,

Je ne peux pas m'empecher de reagir, etant directement citee dans ton article....

Je reconnais bien la ton esprit critique que tu mets une fois de plus au service de tes lecteurs et je tiens a t'en remercier, puisque cela montre que l'un de nos premier objectif est atteind:
faire bouger les francophones au sein de la societe Israelienne, et pas que en paroles...

Cependant, je ne comprends pas en quoi ce que tu affirmes fait avancer le debat. Je trouve que cela ne fait que confirmer le fait que, pour une raison ou pour une autre, les francais en Israel
trouvent en general une excuse pour ne pas se mobiliser activement, et preferent participer au debat....paroles paroles paroles et encore des paroles....

En efftet, le Likoud, ou n'importe quel autre parti, n'a pas fait grand chose pour les francais en Israel, parce qu'il n'y a jamais de representation consequente des francais qui justifie une
influence politique. Quand a ta question sur qu'est ce que l'investissement en politique peut apporter aux francais, je crois que toute personne qui connait un tant soit peu le fonctionnement de ce
pays, sait pertinement que beaucoup de choses se reglent a travers la politique en Israel: de l'interet personnel a connaitre quelqu'un de haut place, a toutes les lois de la societe Israelienne
dont les francais pourraient beneficier en tant qu'Ole d'un nouveau pays.

Je rajouterai pour finir, que le phenomene que l'on observe chez les francophones, est une integration reussie au niveau ideologique et au niveau professionnel, mais moins au niveau de la vie
sociale et politique. Le probleme n'est pas que les francophones ne sont pas representes au Likoud, mais plutot qu'ils ne sont representes dans aucuns partis, et que ce non investissement politique
n'est pas proportionnel au surinvestissement affectif des francais a leur pays, connaissant le poid des decisions politiques Israel.

En bref, je crois que cette initiative politique ne peut que faire du bien a la communaute francophone en Israel qui a beaucoup a offrir en tant que francais en Israel, parce qu'on ne fait pas de
la politique que pour recevoir mais aussi pour donner a Israel...


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