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15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 21:19

En 2003, Ariel Sharon, à la tête du Likoud forme le 30e gouvernement de l’histoire de l’Etat d’Israël avec une coalition de centre droite. 

Dix ans plus tard, que reste-t-il de cette Knesset ? 

Le Likoud dirigé par Ariel Sharon avait obtenu 27 sièges, seulement 13 d’entre eux sont encore au Likoud, dix ans plus tard.

Les autres se sont soit retirés de la politique depuis, soit sont sur une des deux listes issues de la scission créé par Sharon en 2006 quand il a fondé Kadima. Sans oublier, ceux qui ont dû se retirer pour des raisons judiciaires comme Ehud Olmert, Avraham Hirshzon, qui purge une peine de prison ferme pour vol, Omri Sharon et Naomi Blumenthal.

La liste du parti travailliste était composée de 19 députés sous la direction d’Amram Mitzna (actuellement sur la liste de Hatenoua).

Seuls 4 sur ces 19 seront à la prochaine Knesset sur la liste du parti travailliste, les autres étant soit dans d’autres partis, soit retirés de la vie politique comme Avrom Burg et Yuli Tamir.

Troisième parti de la Knesset en 2003, Shinouy de Tommy Lapid, qui a depuis disparu et dont aucun des 15 députés ne se présente à une place éligible à la prochaine Knesset.

Le parti Ihoud Leoumi uni alors avec Israël Beiteinou avait obtenu 7 mandats, seuls Avigdor Lieberman et Ouri Ariel ont survécu aux changements politiques de cette formation.

Cinq des six députés du PNR de l’époque ont quitté la scène politique ainsi que 4 des 6 députés de Meretz.

Au final, sur les 120 députés élus en 2003, seuls 37 seront surement à la 19 e Knesset, ce qui fait réfléchir sur le système politique de ce pays.

En créant Kadima en 2006, Ariel Sharon et Shimon Peres ont tout simplement détruit le système politique classique israélien, qui malgré ses défauts permettait de former des gouvernements unis par une certaine idéologie et pas uniquement par le désir de certains députés de rester à tout prix à la Knesset.

Juste après la création de Kadima, Meir Shetrit, qui avait suivi Ariel Sharon avait déclaré se féliciter de la fin des idéologies. La semaine dernière en quittant Kadima pour le parti de Tzipi Livni, il a affirmé que ce qui est important pour lui c’est de pouvoir rester sur la scène politique. (véridique !)

Quand Kadima s’est créé comme un parti de centre, regroupant  des députés du Likoud, du parti travailliste, d’Am Ehad (parti d’Amir Peretz qui avait rejoint les travaillistes) et d’Israël Beiteinou, le public avait suivi, mais les zigzags incessants des parlementaires de tous horizons autour de ce parti ont mis fin à cette illusion de centrisme comme solution à tous les problèmes.

Avec l’union du Likoud et Israël Beiteinou et le renforcement du parti Travailliste, redevenu un véritable parti social-démocrate,  on peut espérer une amélioration du système, même si on est encore loin de ce qui se passe aux Etats-Unis.

La disparition probable de Kadima  du paysage politique israélien est une des bonnes nouvelles de ce scrutin.

On peut facilement imaginer que dans les années à venir, d’autres partis vont disparaitre, Bayit Hayehoudi pouvant facilement se fondre au Likoud tout comme les partis centristes (Yesh Atid, Hatenoua) au parti travailliste.

En dehors des deux grands partis, il restera des options extrêmes comme Meretz et Otzma Leisrael, des formations ultra-orthodoxes et les partis arabes mais la grande majorité des Israéliens voteront pour l’un des deux grands partis : le Likoud ou les Travaillistes, et c’est finalement une bonne nouvelle.

Michaël Blum   

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