Que les choses soient claires, mes propos sur mon blog n'engagent que moi et aucun de mes employeurs
Que les choses soient claires, mes propos sur mon blog n'engagent que moi et aucun de mes employeurs
Le Grand rabbin de France Gilles Bernheim a dû démissionner suite à la découverte notamment de l’utilisation du titre d’agrégé, alors que ce titre exige d’avoir enseigné la philosophie, ce qui n’était pas son cas.
La question que je me pose est de savoir dans quelle mesure, le titre de rabbin, qui échoit uniquement à des personnes ayant un diplôme rabbinique peut être si souvent utilisé par des gens qui ne possèdent pas ce diplôme.
Aucun médecin ne peut exercer sans avoir terminé ses études sanctionnées par un diplôme universitaire ni un avocat qui n’aurait pas terminé ses études de droit et réussi l’examen, pourquoi le titre de rabbin est-il si souvent utilisé par des gens qui n’ont pas passé d’examen ?
La responsabilité morale d’un philosophe usant d’un titre auquel il n’a pas droit est pourtant moindre que celle d’un médecin ou d’un rabbin.
Personne ne remet en question le fait que le Grand rabbin Bernheim est un philosophe même sans avoir obtenu son agrégation alors que pour être rabbin et exercer en tant que tel, l’obtention d’un diplôme devrait être obligatoire.
Par ailleurs, comment comprendre le lynchage médiatique dont a été victime le Grand rabbin Bernheim alors que ces dernières années, plusieurs rabbins diplômés ont commis des fautes bien plus graves et sont restés en poste.
Comment comprendre qu’un rabbin ultra-orthodoxe ait pu attaquer devant la justice française le Grand rabbin Bernheim (et perdre ce procès) alors que selon la loi juive, il aurait dû le faire devant un tribunal rabbinique ?
Les hommes même rabbins, restent des hommes, qui peuvent fauter et également obtenir le pardon mais un rabbin qui a commis certaines fautes peut-il rester rabbin ?
Le mois dernier, le Grand rabbin d’Israël Yona Metzger a envisagé de retirer le titre rabbinique à un rabbin qui avait reconnu avoir volé des rouleaux de la Torah.
On est en droit d’exiger des autorités religieuses de ne plus laisser des gens qui n’ont pas les compétences rabbiniques d’utiliser ce titre ni de laisser en poste des rabbins qui ont commis des fautes graves (et je ne parle pas d’usurpation de diplôme de philo…)
Comment des rabbins peuvent encore exercer alors qu’ils ne respectent pas les lois fondamentales de la Torah ?
Comment comprendre qu’un vénérable rabbin israélien accusé d’harcèlement sexuel par au moins 20 femmes différentes se réfugie au Maroc et continue de recevoir le soutien d’autres rabbins ??
Pour terminer, je citerai cette phrase du prophète Michée
«Homme, on t’a dit ce qui est bien, ce que le Seigneur attend de toi, rien que de pratiquer la justice, d’aimer la bonté et de marcher humblement avec ton Dieu».
C’est cela être juif, expliquait le Grand rabbin Bernheim, lors de son discours d’investiture en 2009.
Michaël Blum
Les partis ultra-orthodoxes qui ne seront pas dans la coalition accusent Lapid et Bennet de les avoir boycottés et de rejeter un secteur entier de la population.
Ce discours est tellement éloigné de la réalité qu’on est en droit de se demander si les juifs ultra-orthodoxes pensent que nous sommes tous frappés d’amnésie.
Depuis la création de l’Etat d’Israël, ce public est convaincu de sa supériorité et ne cesse de dénigrer le reste du peuple juif, séfarades, sionistes religieux ou laïcs.
Les filles séfarades ne peuvent pas étudier dans des écoles ashkenazes, certains ayant préféré se faire emprisonner plutôt que d’accepter des élèves d’origine orientale dans leurs écoles.
Les laïcs ont de tout temps été considérés comme des non-juifs avant que le Rav Ovadia Yossef lui-même n’affirme à la veille des élections que le parti Habayit Hayehoudi nationaliste religieux était également un parti de non-juifs.
En fait, pour les ultra-orthodoxes ashkénazes, en dehors des budgets de l’Etat, tout ce qui provenait des institutions sionistes était également banni.
Les conversions déclarées nulles, les rabbins sionistes qualifiés de leurs noms simples dans leur presse sans jamais mentionner leur titre, le parti religieux sioniste qualifié des pires quolibets depuis des années, sans oublier les humiliations qu’un juif portant une kippa tricotée peut subir quand étant le 10e homme pour former le quorum nécessaire à la prière en public il doit attendre qu’un autre homme la tête couverte d’une kippa noire arrive pour entamer la prière.
Dénoncer le boycott d’un secteur de la population alors que plus de la moitié de la population (les femmes), l’est depuis toujours dans leur société, c’est plus que du toupet, c’est une insulte à l’intelligence.
Un parti comme Shass dont 7 députés ont fait de la prison pour corruption ou vol veut donner des leçons de morale au nom de la Torah tandis que les députés du parti Yaadout Hatorah ashkénaze, parti raciste et antidémocratique crient à la discrimination, on croit rêver !!
Le chantage exercé depuis des années par des partis religieux dont le principal but est d’empêcher que ses électeurs participent à la sécurité du pays dans lequel ils vivent et qu’ils puissent bénéficier de budgets pour leurs yeshivot va être ralenti grâce à la détermination de deux partis, Yesh Atid (Il y a un avenir) et Habayit Hayehoudi (Foyer juif).
Pour la majorité des Israéliens, qui ont été méprisés et boycottés par les ultra-orthodoxes, la nouvelle coalition est porteuse d’espoir, celui de voir une société plus juste et plus égalitaire pour la société israélienne.
La disparition du Rav Frouman est une grande perte pour Israël mais si des plus grands que moi sauront trouver les mots pour rendre hommage au rabbin, au maître de milliers de personnes, au poète, au militant de la paix, je voulais juste lui rendre un hommage personnel.
On le savait atteint d’une maladie incurable mais il continuait sans relâche à parler de paix, de dialogue et d’amour du prochain.
Le
Rav Frouman avait une âme d’enfant, il croyait aux hommes et ne voyait que les bons côtés des choses.
Je ne faisais pas partie de ses proches ni même de ses élèves mais chaque fois que je le rencontrais, il me redonnait de l’espoir dans l’humain.
Avec sa longue barbe blanche, son rire communicatif, son regard plein d‘amour pour le monde, il incarnait à mes yeux, l’image d’un judaïsme orthodoxe ouvert vers le monde, qui me réconciliait souvent avec le monde religieux.
Sa façon de parler à sa femme et à ses enfants, sa manière de chercher le meilleur mot pour exprimer ce qu’il voulait vraiment dire, son humour, son intelligence, sa noblesse de coeur le rendait attachant à tous ceux qui le rencontraient.
Comme beaucoup d’autres, je ne partageais pas toutes ses idées mais l’homme qu’il était restera dans ma mémoire comme l’une des plus belles rencontres de ma vie.
Certains le comparaient à un prophète dont il avait le look et la verve, mais il était surtout un homme simple, qui savait si bien parler d’amour...
La presse évoque la nouvelle ligne de bus réservée aux Palestiniens qui “prouve” la ségrégation dont cette population est la victime.
Des dizaines de milliers de Palestiniens sont autorisés à travailler en Israël malgré la situation sécuritaire de plus en plus délicate. Le ministre des Transports a ouvert ce lundi une nouvelle ligne de bus pour permettre aux ouvriers palestiniens de plus en plus nombreux à posséder un permis de travail en Israël de voyager dans des bus qui leur seront réservés. Auparavant, ils voyageaient dans les bus qui faisaient le tour des localités juives de la région de Kalkiliya, en Cisjordanie. Autre option, souvent utilisée par les Palestiniens, les transports clandestins, qui leur coûtaient 40 shekels par jour. Le prix du voyage entre le passage d'Eyal et Tel Aviv sera de 10 shekels seulement dans cette nouvelle ligne de bus. Les Palestiniens interrogés ce matin par les journalistes se félicitaient de la mise en place de ce bus et ont été informés qu'ils pourraient continuer d'utiliser les lignes habituelles. Seul point dérangeant pour les défenseurs des droits de l'homme : cette nouvelle ligne n'a pas d'arrêts dans les localités juives, rendant ce bus ségrégationniste, réservé aux Palestiniens. Ne doutons pas que le conseil de sécurité de l'ONU condamnera cette nouvelle provocation israélienne, qui force des Palestiniens à monter dans des bus subventionnés par un Etat dont ils ne sont pas citoyens...
La 2e édition du Festival du vin casher de Jérusalem m’a permis de confirmer le fait que les vins israéliens sont d’un niveau exceptionnel et qu’il est temps de parler d’autre chose que de politique…
Ce Festival qui a réuni plus de 40 vignobles israéliens avait la particularité d’offrir aux visiteurs la possibilité de gouter à certains des meilleurs vins d’Israël, dans un cadre sympathique.
Les deux plus grands vignobles du pays, Carmel et les caves du Golan, étaient présents bien entendu avec leurs meilleurs produits mais la surprise vient souvent de vignobles moins connus qui ont réussi à créer des vins de haute qualité.
N’étant pas un spécialiste et ne sachant pas utiliser les termes propres aux véritables amateurs de bon vin, je me contenterai de parler de vins, qui m’ont donné envie d’acheter des bouteilles.
Je n’ai pas eu la force de gouter à tous les 180 vins différents présentés durant ce Festival, je vais donc juste vous conseiller quelques crus.
-Grand Vital de Lueria, 2008, un vin riche et fruité (mélange de Cabernet, Shiraz et Merlot)
-Teperberg Reserve, Merlot 2007, un vin rare (12.000 bouteilles) et produit par un français qui a appris son métier à Bordeaux…
-les vins de Yatir qui sont tous excellents avec une préférence pour le Cabernet 2008, un peu fort en alcool mais d’une grande richesse
-Le Cabernet Sauvignon ou le Merlot de Yarden sont des vins connus mais selon l’année peuvent être encore meilleurs, avec une préférence personnelle pour 2008.
Autre particularité de ce Festival, la présence d’une dizaine d’exposants venus de Judée-Samarie.
Plus de 20 vignobles produisent du vin dans cette région, certains ayant atteint des niveaux de qualité se rapprochant des meilleurs crus, d’autres étant à éviter, sauf si vous souhaitez soutenir la présence juive en Cisjordanie…
Ceux que je conseille :
-Mosaic de Shilo, hors de prix mais une grande réussite
-Edom 2008 de Psagot, fort en alcool mais parfait pour un repas de fête
-Heights Wine de Gat Shomron, un vin blanc sucré qui fait rêver…
On pourrait parler de bon vin pendant encore longtemps mais rien ne vaut la dégustation et il reste encore une journée pour le Festival, alors je vous laisse…
La presse évoque deux blocs suite aux résultats des élections leur donnant une quasi égalité ce qui me parait totalement absurde.
Lors de la Knesset précédente, le Likoud et Israël Beiteinou avaient 42 sièges et n’en ont plus que 31, ce qui prouve que la droite est affaiblie mais me direz-vous, Naftali Bennet a quadruplé le nombre de mandats de son parti.
Certes, le Foyer juif et Union Nationale ont obtenu 12 sièges mais ce n’est pas en raison d’une droitisation du public israélien mais justement parce que M. Bennett a su se tourner vers un public plus large que celui de droite.
C’est en répétant que la question d’Eretz Israël n’est pas la principale priorité de son parti, que Naftali Bennett a réussi à augmenter son électorat.
Par ailleurs, la soi-disant droitisation des Israéliens n’a pas aidé le parti le plus à droite-Otzma Leisrael-à obtenir un nombre suffisant de voix, alors que le parti le plus à gauche de la Knesset-Meretz- a doublé le nombre de ses sièges.
Mais revenons au bloc de droite, dans lesquel la presse met automatiquement Shas et Yaadout Hatorah, deux partis ultra-orthodoxes qui participent à toutes les coalitions de droite comme de gauche afin de défendre les intérêts de leur public.
Les rabbins de ces deux formations ont dans le passé clairement indiqué qu’ils étaient prêts à des concessions territoriales en échange de la paix et les placer automatiquement à droite est une mauvaise compréhension de la politique israélienne.
Dans le bloc de gauche, la presse cite les partis arabes, qui n’ont jamais fait partie d’une coalition gouvernementale et qui n’auraient jamais accepté de former un bloc avec le parti Travailliste ou Yesh Atid.
Quant au fait de placer Yaïr Lapid et ses 18 députés dans le bloc de gauche, alors que Lapid est de toute évidence plus proche de Netanyahou que de Yechimovich, c’est une aberration.
Aujourd’hui, la droite israélienne, soit 43 députés (Likoud-Beiteinou et Bayit Hayehoudi) est plus forte que la gauche avec 29 sièges (Avoda, Meretz, Hatenoua et Kadima) mais celui qui est devenu le faiseur de roi, Yaïr Lapid, qui se définit comme centriste refuse d’être qualifié de gauche, tout comme ses électeurs, qui en le plébiscitant ont montré qu’il y avait un espoir de rassemblement autour d’idéaux communs à la gauche et à la droite.
Netanyahou va former la prochaine coalition et à l’image du parti Yesh Atid, le véritable vainqueur de ce scrutin, on devrait y trouver des hommes et femmes de gauche et de droite, des religieux et des laïcs, des séfarades et des ashkénazes.
Un grand bloc de centre en quelque sorte…
Je n'aime pas les chiens mais quand Punch est arrivé chez nous il y a quatre ans, je m'y suis vite attaché.
C'était un petit chien, sans histoires, qui ne demandait qu'un peu de nourriture et un toit.
Avec son regard appelant au jeu et ses tentatives de nous prouver qu'il allait nous protéger contre tout ennemi éventuel, il était tout simplement attachant et personne n'y résistait.
Tous les enfants du village le connaissaient et aimaient jouer avec lui, tous les adultes reconnaissaient qu'il avait le don de se faire aimer, ce qui n'est pas donné à tout le monde...
Ce vendredi matin, j'ai découvert son corps déchiré par des chiens qui l'avaient attaqué le laissant mort à 50 mètres de la maison.
Il ne s'agissait pas de chiens sauvages mais de chiens ayant des propriétaires, des voisins, qui laissent régner la terreur dans le village en les laissant se promener sans laisse.
Notre Punch croyait nous protéger alors que c'est nous qui depuis 4 ans qui le protégions en le nourrissant, en le réchauffant en hiver et en l'arrachant à plusieurs reprises des griffes d'autres chiens malfaisants.
Pourtant, ce vendredi matin, il a été tué par la négligence des voisins et aussi par la notre, l'ayant laissé gambader près de la maison sans surveillance.
La loi de la jungle...comme dans notre monde, où les plus forts font régner la loi, sans prendre en compte les plus faibles.
Ma leçon de ce triste épisode est que pour construire un monde meilleur, il faut à la fois savoir prendre ses responsabilités mais surtout ne pas rester silencieux face aux injustices et à la violence.
En cette veille de scrutin, je sais aussi que je ne voterai pas pour des partis qui cultivent la haine de l'autre et qui ne prennent pas de responsabilités face aux injustices de notre société.
.
Monsieur, le Premier ministre
Une semaine avant les élections, vous paraissez être assuré de former le prochain gouvernement et je vous en félicite d’avance.
La question principale que se posent les Israéliens est de savoir quelle coalition allez-vous former et sur quel programme ?
Dans vos spots de campagne, vous dénigrez surtout le parti Habayit Hayehoudi, pourtant plus proche du Likoud que les partis de centre et de gauche.
Vous reprochez notamment à ce parti de cacher ses candidats derrière le souriant Naftali Bennett et dévoilez qu’Orit Strock, habitante d’Hébron et activiste depuis des années pour la défense des colons soit sur la liste.
Quel choc ! Nous qui croyons que le parti de Naftali Bennett était de centre-gauche ! Bennett se présente comme la droite du Likoud, pourquoi Mme Strock devrait-elle déranger les potentiels électeurs du parti ?
La question que je me pose est de savoir qui se cache derrière vous ?
On n’a pas vu durant la campagne ni Dany Danon, (arrivé pourtant 5e aux primaires du Likoud), ni Miri Reguev, ni Moshé Feiglin, qui pour ce qui est des questions de défense de la population juive de Judée-Samarie (certains diront, pour ce qui est de leurs position d’extrême droite) n’ont rien à envier à Orit Strock.
Imaginons que vous ne prenez pas Naftali Bennett dans le prochain gouvernement, qu’allez-vous faire avec les partis ultra-orthodoxes ?
Revenons aux spots de campagne et aux déclarations d’Avigdor Liberman qui promet (comme en 2009) de faire enrôler les étudiants de yechivot dans l’armée, sachant qu’une telle loi provoquerait immédiatement le départ de ces partis de la coalition.
Il reste donc Yaïr Lapid comme partenaire idéal, son idéologie étant sensiblement la même que tous les autres partis réunis, selon les sujets et son humeur du jour.
Mais M. Netanyahou, 33 et 10 ne font pas 61, il va falloir faire des concessions à un autre parti.
Si on se souvient que vous êtes l’homme qui a signé l’accord du retrait de 97% de Hébron, celui qui qualifié Yasser Arafat de partenaire, celui qui a voté pour le retrait unilatéral de Gaza, celui qui a gelé la construction en Cisjordanie pendant un an, et celui qui a démantelé Migron et le quartier de l’Oulpena à Beit El, après avoir affirmé à Bar Ilan que vous étiez en faveur d’un Etat palestinien, on peut facilement imaginer pourquoi vous attaquez Naftali Bennett et préférez Tzipi Livni comme partenaire d’une coalition.
Pour pouvoir obtenir le soutien américain à une attaque contre l’Iran, quelles concessions allez-vous faire sur la question palestinienne ?
Pour avoir une coalition solide et sans les partis religieux, quel programme êtes-vous prêts à promouvoir ?
Au lieu de déclamer les réussites du gouvernement actuel, les électeurs auraient aimé savoir dans quelle direction vous allez diriger le pays.
Et avec un tel flou, ne vous étonnez pas que les gens de droite quittent le Likoud pour voter en faveur de Bennett même si il cache des gens sur sa liste…
Respectueusement
Michaël Blum